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| p 01 evolution des pratiques des psychomotriciens aupres des personnes vivant avec la maladie d alzheimer ou une maladie apparentee enquete nationale en france 2011 2025 auteurs kozick rigaug j 1 berard a 1 tabuenca c 1 etablissement 1 fondation mederic alzheimer paris france presentateur kozick rigaug jeremy |
P-01 - Évolution des pratiques des psychomotriciens auprès des personnes vivant avec la maladie d'Alzheimer ou une maladie apparentée : enquête nationale en France (2011-2025)
Thème: 01. Le parcours de soin du patient Alzheimer
Auteurs : KOZICK RIGAUG J. (1), BÉRARD A. (1), TABUENCA C. (1)
Présentateur : KOZICK RIGAUG Jeremy
Etablissement : (1) Fondation Médéric Alzheimer, Paris, FRANCE
But :
En 2011, la Fondation Médéric Alzheimer a conduit une enquête nationale afin de mieux comprendre la place des psychomotriciens dans l'accompagnement des personnes vivant avec la maladie d'Alzheimer ou une maladie apparentée. Ce premier travail avait mis en lumière une profession mobilisant à la fois les dimensions motrices, sensorielles, cognitives et relationnelles, avec des interventions centrées sur le maintien des fonctions, la diminution de l'anxiété, la prévention des chutes, la remédiation cognitive et socio-émotionnelle, ainsi que le soutien du lien thérapeutique avec les personnes accompagnées et leurs proches. Depuis, le contexte a profondément évolué. Le vieillissement de la population, les transformations des organisations sanitaires et médico-sociales, les évolutions des financements, mais aussi les débats actuels sur la réingénierie de la profession et de la formation initiale des psychomotriciens, dans un mouvement plus large de réforme touchant également d'autres professions paramédicales comme les ergothérapeutes et les masseurs-kinésithérapeutes, placent aujourd'hui la profession à un moment charnière. Les réflexions en cours portent notamment sur un rapprochement universitaire accru, la perspective d'un grade de Master, une meilleure articulation entre clinique, recherche et université, ainsi que sur l'évolution des référentiels de compétences et de formation.
Méthode :
En 2025, la Fondation renouvelle cette enquête afin d'actualiser les connaissances sur les pratiques professionnelles des psychomotriciens quinze ans après la première étude. L'objectif est de documenter les évolutions du métier dans un contexte de profondes transformations : vieillissement de la population, développement du soutien à domicile, recomposition des organisations médico-sociales et sanitaires, débats autour de la réingénierie de la formation initiale et de la reconnaissance des compétences. L'enquête vise aussi à mieux identifier les freins rencontrés dans l'exercice quotidien, ainsi que les besoins émergents en matière de formation, de coopération interprofessionnelle et de reconnaissance.
Résultats :
Un questionnaire national est actuellement diffusé auprès de psychomotriciens exerçant dans des structures sanitaires, médico-sociales, sociales ou en activité libérale. Il explore leurs caractéristiques professionnelles, les lieux et modalités d'exercice, les publics accompagnés, les actes réalisés, les coopérations mises en œuvre, ainsi que les difficultés rencontrées dans l'accompagnement de personnes vivant avec une maladie neuro-évolutive. Une attention particulière est portée aux transformations des missions, aux conditions d'exercice, aux effets des évolutions institutionnelles et aux attentes vis-à-vis de la formation initiale et continue.
Discussion :
Cette enquête permettra de comparer les tendances observées en 2025 avec celles décrites en 2011, afin de mieux comprendre les continuités et les inflexions du métier. Elle doit contribuer à objectiver la place des psychomotriciens dans les parcours d'accompagnement des personnes vivant avec des troubles cognitifs, à repérer les besoins non couverts, et à éclairer les réflexions en cours sur l'évolution de la formation, des compétences et de la reconnaissance professionnelle dans le champ du vieillissement et des maladies neurodégénératives.
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| p 02 pratiques des chirurgiens dentistes aupres des personnes vivant avec la maladie d alzheimer ou une maladie apparentee une enquete nationale en france auteurs kozick rigaud j 1 berard a 1 tabuenca c 1 brouard c 1 etablissement 1 fondation mederic alzheimer paris france presentateur brouard clara |
P-02 - Pratiques des chirurgiens-dentistes auprès des personnes vivant avec la maladie d'Alzheimer ou une maladie apparentée : une enquête nationale en France
Thème: 01. Le parcours de soin du patient Alzheimer
Auteurs : KOZICK RIGAUD J. (1), BÉRARD A. (1), TABUENCA C. (1), BROUARD C. (1)
Présentateur : BROUARD Clara
Etablissement : (1) Fondation Médéric Alzheimer, Paris, FRANCE
But :
La santé bucco-dentaire des personnes vivant avec la maladie d'Alzheimer ou une maladie apparentée reste encore peu documentée. Pourtant, la littérature montre que ces personnes présentent plus souvent un état bucco-dentaire altéré, avec des besoins accrus en prévention, en suivi et en accompagnement dans l'hygiène orale, à domicile comme en établissement. Ces atteintes bucco-dentaires ne relèvent pas d'un enjeu secondaire : chez les personnes âgées, elles peuvent compromettre la mastication, provoquer des douleurs, gêner le port de prothèses, altérer le plaisir de manger et réduire les apports alimentaires. Elles constituent ainsi un facteur important de dénutrition. Ce risque est encore plus marqué chez les personnes vivant avec des troubles cognitifs, en raison des difficultés à exprimer la douleur, à maintenir une hygiène bucco-dentaire régulière, à coopérer aux soins, mais aussi des troubles de l'orientation, du comportement ou de l'alimentation qui peuvent accompagner la maladie d'Alzheimer.
Méthode :
Cette étude vise à mieux comprendre la place et les conditions d'exercice des chirurgiens-dentistes dans l'accompagnement des personnes vivant avec la maladie d'Alzheimer ou une maladie apparentée. Elle a pour objectif principal de produire une photographie nationale des pratiques professionnelles, en distinguant les prises en charge en cabinet dentaire et les interventions en EHPAD ou dans d'autres établissements médico-sociaux. L'enquête cherche également à documenter les modalités d'adaptation mises en œuvre dans la relation de soin, les difficultés rencontrées dans l'exercice quotidien, ainsi que les besoins exprimés par les professionnels en matière de formation, de coordination, d'outils et de reconnaissance.
Résultats :
Un questionnaire national est actuellement diffusé auprès de chirurgiens-dentistes exerçant en cabinet, en structure de soins, ou intervenant en établissement. Il explore les contextes d'exercice, les profils des personnes accompagnées, les types d'actes réalisés, les modalités d'organisation des soins, les adaptations cliniques et relationnelles mobilisées, ainsi que les freins rencontrés dans la prise en charge de personnes vivant avec des troubles cognitifs. Une attention particulière est portée aux différences entre les soins réalisés au cabinet, les interventions en établissement, les actions de prévention, les interventions EHPAD hors les murs, et les coopérations avec les équipes médico-sociales et les proches aidants.
Discussion :
Cette enquête doit permettre de mieux objectiver les conditions concrètes de prise en charge bucco-dentaire des personnes vivant avec la maladie d'Alzheimer ou une maladie apparentée en France. Elle devrait contribuer à identifier les points de tension qui limitent l'accès effectif aux soins, à mieux distinguer les contraintes propres aux différents contextes d'exercice, et à éclairer la mise en œuvre des évolutions conventionnelles récentes. Plus largement, l'étude a vocation à renforcer la place de la santé bucco-dentaire dans la réflexion sur les parcours d'accompagnement des personnes vivant avec des maladies neurodégénératives, à domicile comme en établissement, en soulignant son rôle dans la prévention de la dénutrition.
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| p 03 equipe mobile ucc un dispositif innovant pour la prise en soins de patients atteints de symptomes psycho comportementaux auteurs tesson s 1 picot t 1 gerves h 1 etablissement 1 centre hospitalier public du cotentin valognes france presentateur gerves henry |
P-03 - Equipe mobile UCC : un dispositif innovant pour la prise en soins de patients atteints de symptômes psycho comportementaux
Thème: 01. Le parcours de soin du patient Alzheimer
Auteurs : TESSON S. (1), PICOT T. (1), GERVES H. (1)
Présentateur : GERVES Henry
Etablissement : (1) Centre Hospitalier Public du Cotentin, Valognes, FRANCE
But :
L'equipe mobile UCC (EMUCC) du CHPC a ete créée en 2021 , partant du constat d'une complexité croissante des situations accompagnées dans le service impactant la fluidite des retours a domicile , de la necessité de verifier l'effectivité et la pertinence des plans de soins determinés a la sortie, ainsi que de demandes croissantes d'evaluation de situations au domicile et en EHPAD pour lesquels une hospitalisation n'est pas toujours possible ni souhaitable
Les objectifs de l'equipe mobile sont divers:
- Eviter les rehospitalisations precoces par une évalation au domicile a J10-15 des patients les plus complexes
-Ameliorer la coordination des parcours et renforcer les liens avec les partenaires (MT, IDEL, SSIAD , Assoc aides a dom, DAC, Equipes EHPAD, ..) , antciper les situations de crise et prevenir les hospitalisations non programmées
- Formation des partenaires a l'evaluation et la comprehension des SPC et sensibiliser / former aux approches non medicamenteuses
L'EMUCC est aujpurd'hui composée de
I ETP IDEC
0,3 ETP Neuro psy
0,1 ETP Geriatre
Les professionnels realisent une evaluation des SPC ( NPI, CMAI , Cornell) de l'autonomie , de la sitution sociale , du fardeau de l'aidant. En lien avec le MT recuperation du dg de la pathologie neuro cog (quand il existe) des comorbidités et du traitement en cours. Toutes les evaluations font l'objet d'un CR , soumis a la validation du geriatre qui formule les preconisations medicamenteuses et non medicamaenteuses
Méthode :
Analyse des donnéees d'activité depuis 2021:
- Nombre d'interventions et delais de prise en charge
- nombre d'evaluations de situations nouvelles
-Nombre d'interventions de suivi
-activité de formation
- Etude d'impact sur les hospitalisations non programmées à 1 mois, 3 mois et un an de patients ayant bénéficié d'une évaluation "de novo" sur l'année 2025 (101 patients)
Résultats :
687 patients evalués depuis 2022, avec un nb croissant au fil des ans .
Sur la chorte de 101 patients évalués en 2025 les passages aux urgences pour "troubles du comportement" a été de 1,98% a un mois, 6,93% a 3 mois, et de 12,9% a un an. Des données CNAMTS (2007) retrouvaient un taux de 25% d'hospitalisations non programmées a un an pour "troubles du comportement" de patients Alzheimer .
Discussion :
L'EMUCC nous apparait comme un outil performant et reactif pour repondre aux partenaires medico sociaux du territoire souvent en difficulté pour intervenir dans ces situations de manifestations comportementales.Les interventions de l'EMUCC réalisées "in situ" (domicile ou EHPAD) permettent une evaluation plus fine des situations et une meilleure comprehension des interactions patients-environnement-aidants familiaux et professionnels.
Le faible taux d'hospitalisations non programmées pour troubles du comportement est un résultat interessant.
Il meriterait d'etre comparé a des cohortes plus recentes sans Equipe mobile
Outil simple et adapté il nous semble tres reconductible sur d'autres sites.
La faiblesse identifiée est celle d'un temps de geriatre tres reduit, ne lui permettant pas de se deplacer au domicile. Les CR sont validés apres concertation d'equipe mais le temps de traitement s'en trouve allongé.
erreur
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| p 04 le smart 9 un nouveau test de memoire auditivo verbale francophone pour le depistage et le diagnostic de la maladie dalzheimer auteurs wagemann n 1 moulin m 2 gelinas f 1 merrien l 3 boruel d 4 mazoue a 1 el haj m 5 boutoleau bretonniere c 1 etablissement 1 chu nantes nantes france 2 chu reims reims france 3 ch landerneau landerneau france 4 ch brive la gaillarde brive la gaillarde france 5 nantes universite nantes france presentateur wagemann nathalie |
P-04 - Le SMART-9, un nouveau test de mémoire auditivo-verbale francophone pour le dépistage et le diagnostic de la maladie d’Alzheimer
Thème: 01. Le parcours de soin du patient Alzheimer
Auteurs : WAGEMANN N. (1), MOULIN M. (2), GÉLINAS F. (1), MERRIEN L. (3), BORUEL D. (4), MAZOUÉ A. (1), EL HAJ M. (5), BOUTOLEAU-BRETONNIÈRE C. (1)
Présentateur : WAGEMANN Nathalie
Etablissement : (1) CHU NANTES, Nantes, FRANCE; (2) CHU REIMS, Reims, FRANCE; (3) CH LANDERNEAU, Landerneau, FRANCE; (4) CH BRIVE-LA-GAILLARDE, Brive-La-Gaillarde, FRANCE; (5) NANTES UNIVERSITE, Nantes, FRANCE
But :
Présentation du Short Multicategory Audioverbal Reminding Test 9 Items (SMART-9), inspiré des versions courtes du California Verbal Learning Test en anglais et en chinois. Nous avons conçu ce test pour pallier à un manque d’outils francophones simples, relativement rapides à administrer et très sensibles, adaptés à une passation orale. Sa performance diagnostique pour distinguer les patients présentant un trouble cognitif majeur (TCM-MA) ou léger (MCI-MA) lié à la maladie d'Alzheimer, des sujets contrôles, a été étudiée chez les 65 ans et plus.
Méthode :
Étude multicentrique rétrospective cas-témoins (dans 4 centres mémoire ou centres mémoire ressource recherche : Nantes, Reims, Landerneau, Brive), approuvée par le comité d'éthique GNEDS de Nantes. Trois groupes ont été constitués : un groupe TCM-MA, selon les critères du NIA-AA (McKhann 2011), ungroupe MCI-MA selon les critères d’Albert 2011 et un groupe contrôle (critères de MMS ≥ 26 avec 3/3 au rappel des 3 mots, sans plainte mnésique ni d’autonomie). Le SMART-9 est un test de mémoire de 9 mots (courts, peu fréquents, appartenant à 3 catégories sémantiques identifiables). Il comprend 5 phases : apprentissage (E1 à E4), rappel à 30 secondes, rappel différé libre et indicé à 10-15 minutes (RL10 et RI10), et reconnaissance (9 distracteurs sémantiques + 9 non reliés). L'apprentissage et la rétention mnésique sont évalués, des calculs secondaires peuvent être effectués (ratio de consolidation mnésique RL10/E4, etc.). Les courbes ROC et l'indice de Youden ont permis d'identifier les composants les plus discriminants et leurs seuils optimaux, stratifiés par âge (< 75 / ≥ 75 ans), avec comparaison au test des 5 mots de Dubois et au RL/RI-16.
Résultats :
170 sujets (105 femmes, 65 hommes) âgés de 76,4 ± 5,5 ans ont été inclus (76 contrôles, 33 MCI-MA, 61 TCM-MA), comparables en âge, sexe et niveau d'éducation. Le rappel libre à 10 minutes (RL10) s'est révélé le meilleur discriminant entre TCM-MA et contrôles, avec un seuil ≤ 2 offrant une sensibilité (Se) et une spécificité (Sp) de 100 %, quelle que soit la tranche d'âge. Les scores RL10+RI10 (≤ 5) et le ratio de consolidation RL10/E4 (≤ 0,4) montraient des performances similaires. Pour le MCI-MA, les seuils les plus discriminants variaient selon l'âge : fausses reconnaissances ≥ 1 chez les moins de 75 ans (Se 100 %, Sp 87 %), RL10 ≤ 3 chez les 75 ans et plus (Se 100 %, Sp 91 %). Le SMART-9 surpassait significativement le test des 5 mots de Dubois (p = 0,028) et était équivalent au RL/RI-16 (p = 0,24 à 0,64). Son taux de complétion atteignait 100 % dans les deux groupes de patients, contre 55-85 % pour le RL/RI-16.
Discussion :
Le SMART-9 apparaît comme un outil rapide, bien toléré et performant pour le dépistage et le diagnostic des troubles mnésiques évocateurs d'une maladie d'Alzheimer, avec une excellente faisabilité même aux stades modérés. Sa présentation auditive facilite son utilisation en cas de troubles visuels, voire en télémédecine. Les stratégies d'apprentissage peuvent également être évaluées, ce qui représente un intérêt pour la réhabilitation cognitive. Les principales limites de l’étude incluent un possible biais de sélection du groupe contrôle et l'absence de confirmation biomarqueurs systématique. Des études complémentaires sur un échantillon plus large, incluant d'autres pathologies neurocognitives, permettront de consolider ces résultats prometteurs.
 Scores obtenus exprimés en moyenne et écarts-types aux différents composants du test SMART-9 dans les groupes étudiés
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| p 05 activite physique adaptee et pourquoi pas le tennis auteurs bonte f 1 baillif a 2 anne g 2 etablissement 1 hopital sainte marie paris paris france 2 federation francaise de tennis departement tennis sante paris france presentateur bonte florence |
P-05 - Activité Physique Adaptée: Et pourquoi pas le Tennis ?
Thème: 03. Intervention non médicamenteuse et Alzheimer
Auteurs : BONTE F. (1), BAILLIF A. (2), ANNE G. (2)
Présentateur : BONTE Florence
Etablissement : (1) Hopital Sainte Marie Paris, Paris, FRANCE; (2) Fédération française de Tennis département Tennis Santé, Paris, FRANCE
But :
Forte de l’expérience acquise par la Fédération Française de Tennis de Table, auprès de personnes atteints de maladie d'Alzheimer et pathologies apparentées, la Fédération Française de Tennis s'est associée à un projet mené par l'Hopital de Jour Mémoire et Fragilités de l'Hopital Sainte Marie, pour proposer un programme de tennis santé aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de troubles apparentés, accueillis au sein de cette unité.
Méthode :
Depuis septembre 2025, l’Hôpital de Jour Mémoire et Fragilité propose un cycle de dix séances de Tennis adapté, coanimé par un instructeur FFT qualifié et formé, et un professeur d'Activité Physique Adapté, à un groupe de 4 à 6 patients hospitalisés en Hopital de Jour. Ce programme est intégré à un projet de soins pluridisciplinaire coordonné par une équipe experte dans la prise en soins des personnes atteintes de troubles neurocognitifs évolutifs. Les projets de soins sont élaborés en équipe après évaluation initiale pluridisciplinaire associant patient et aidant, pour définir des objectifs en associent des interventions non médicamenteuses variées, adaptées aux besoins sur 1 à 2 cycles de 10 à 12 séances. Concernant le tennis, les patients sont séléctionnés sur des critères cliniques simples, car il existe peu de contre-indications, en dehors des troubles neurovisuels sevères. L'enseignant du club de tennis a beneficié d'une formation spécifique afin d'obtenir un label tennis santé.
Résultats :
La satisfaction des patients a été totale. À la fin du premier cycle, nous avons constaté une amélioration de l'humeur, de l'estime de soi, de l'équilibre et de la communication verbale. Interrogés à la fin de chaque séance, les patients ont exprimé leur joie de participer, de pratiquer une activité en plein air et d'être en groupe. Suite à cette première expérience, deux nouveaux groupes de 6 patients ont bénéficié de l'intervention, dans le cadre du projet de réadaptation de l'hôpital de jour mémoire et la fragilité. les premiers résultats montrent une sensation de bien -être, une amélioration de l'équilibre, de la coordination, de la communication et la reprise d'une activité physique adaptée avec poursuite du tennis adapté ou reprise d'une autre activité.
Interrogés à la fin de chaque séance, les patients ont exprimé leur joie de participer, de pratiquer une activité en plein air et d'être en groupe
Discussion :
Ces résultats sont conformes aux données de la litterature, qui confirment les bienfaits de la pratique d'une actvité physique régulière, et en particulier du tennis sur la force musculaire, l'équilibre, la coordination,la vitesse, la cognition, l'humeur, les interractions sociales et le bien-être physique .
Nous avons débuté avec le groupe actuel, un recueil de données d'observation standardisé, afin de confirmer les données issues de notre observation clinique. Le developpement du tennis Adapté aux personnes atteintes de troubles neurocognitifs évolutifs permettrait d'obtenir des données cliniques plus larges afin de valider l'interêt de proposer plus largement cette pratique, en s'appuyant sur les nombreux clubs de tennis en France afiliés au programme Tennis santé.
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| p 06 utilisation de la chambre d apaisement dans deux unites d hebergement renforcee uhr auteurs corte franco g 1 schowing m 1 pegourie e 1 mercier cubizolles v 1 garnier v 1 etablissement 1 chu grenoble alpes echirolles france presentateur corte franco georgina |
P-06 - Utilisation de la chambre d’ apaisement dans deux Unités d’ hébergement renforcée (UHR)
Thème: 03. Intervention non médicamenteuse et Alzheimer
Auteurs : CORTE FRANCO G. (1), SCHOWING M. (1), PÉGOURIÉ E. (1), MERCIER-CUBIZOLLES V. (1), GARNIER V. (1)
Présentateur : CORTE FRANCO Georgina
Etablissement : (1) CHU Grenoble Alpes, Echirolles, FRANCE
But :
Au Centre de Gérontologie Sud CHU Grenoble ALPES nous avons deux UHR (Unité d’Hébergement Renforcée), comprenant une chambre d’apaisement (CA) avec un lit capitonné, une absence de prises électriques, une fenêtre avec verre teinté sans poignet. L’une des CA est dotée d’une salle de bains avec un WC en inox et douche, les sanitaires et la douche sont à l’extérieur pour l’autre CA. est dans la chambre et la. La porte d’entrée a un fenestron. Une caméra permet de surveiller les résidents. L’indication d’accompagnement d’un résident en CA est l’agressivité et/ou agitation majeure avec danger pour le résident et/ou autrui. L’objectif était de connaître la fréquence d’utilisation et le ressenti des soignants.
Méthode :
Etude transversale sur l’analyse des dossiers de résidents présents le mois d’août 2025. Certains résidents sont présents depuis plusieurs années et nous avons évalué le profil de résidents bénéficiant d’une prise en charge en CA, le motif de mise en chambre, la fréquence et l’efficacité de l’isolement. L’avis des soignants a été évalué avec 5 questions fermées
Résultats :
Sur les 29 résidents présents en août 2025 au sein des deux UHR, 15 ont bénéficié d’une prise en charge en CA. L’Age moyen est 76 ans (51- 87). Diagnostic cognitif : Troubles Neuro Cognitifs (TNC) type Alzheimer 5, TNC Corps de Lewy 3, TNC fronto-temporale 1, TNC mixte 3, TNC vasculaire 3. MMSE infaisable chez 11/15, < 5 chez 2 patients et 18/30 pour un résident avec troubles de la personnalité. Les chambres ont été utilisées 149 fois, motif 119 fois pour agressivité et 29 fois pour agitation majeure. Un résident hébergé depuis 1650 jours a été 30 fois en CA et 24 fois pour un autre avec un séjour de 334 jours. Le ressenti de 20 soignants (4 Infirmières, 3 Assistantes en Soins de Gérontologie, 9 Aides-soignants et 4 Agents Service Hospitalier) a été évalué par 5 questions fermées concernant la procédure de l’isolement en CA.17 soignants ont déjà participé à la procédure, 15 sont à l’ aise avec elle, 17 pensent être rassurés, 5 auraient préféré une sédation et 18 ne trouvent pas que la procédure soit de la maltraitance
Discussion :
Le facteur déclenchant des agitations et ou agressivités est souvent imprévisible, caractéristique typique des patients vasculaires ou avec TNC mixte. Il n’y a pas d’âge spécifique pour ces troubles et la durée de séjour n’a pas d’influence sur la fréquence d’utilisation de la CA car les patients vasculaires peuvent rester imprévisibles pendant longtemps et être susceptibles de faire une crise clastique. Le temps passé en chambre n’a pas été analysé faute des données, malgré une limite de temps fixé à 20 minutes. L’usage de la CA a permis d’éviter une prise en charge médicamenteuse lors des crises, ceci permet de garder leur autonomie plus longtemps possible et éviter les chutes d’origine iatrogène. Les proches sont informés lors de la visite de pré admission en UHR sur l’utilisation de l’isolement en CA et son bénéfice.
L’isolement en chambre d’apaisement est une thérapeutique non médicamenteuse dans la prise en charge de l’agitation et agressivité d’un résident en UHR qui est efficace et bien vécu par l’équipe soignant
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| p 07 boxe therapeutique adaptee en ehpad effets exploratoires sur les symptomes psycho comportementaux chez des patients presentant un trouble neurocognitif majeur auteurs millet p 2 bridge j 3 lounes i 2 van gaalen s 2 bellettre t 1 etablissement 1 almage dementia consulting l isle d abeau france 2 les parenteles de la rue blanche paris france 3 joseph bridge ei paris france presentateur millet philippe |
P-07 - Boxe thérapeutique adaptée en EHPAD : effets exploratoires sur les symptômes psycho-comportementaux chez des patients présentant un trouble neurocognitif majeur
Thème: 03. Intervention non médicamenteuse et Alzheimer
Auteurs : MILLET P. (2), BRIDGE J. (3), LOUNES I. (2), VAN GAALEN S. (2), BELLETTRE T. (1)
Présentateur : MILLET Philippe
Etablissement : (1) Almage Dementia Consulting , L'isle D'abeau, FRANCE; (2) Les Parentèles de la Rue Blanche , Paris , FRANCE; (3) Joseph Bridge EI , Paris , FRANCE
But :
Les interventions motrices structurées constituent une approche non pharmacologique prometteuse dans les troubles neurocognitifs majeurs, avec des effets rapportés sur l’agitation et l’anxiété. Parmi elles, la boxe thérapeutique adaptée reste peu étudiée.
L’objectif était d’évaluer l’effet d’un atelier de boxe thérapeutique adaptée sur les symptômes psycho-comportementaux, chez des patients avec un trouble neurocognitif majeur en EHPAD.
Méthode :
Population: 40 patients présentant un trouble neurocognitif majeur d'étiologies variées (MMSE moyen : 15 en 2023, 11 en 2025). Les patients ont été recrutés selon leur profil psycho-comportemental avec résistance aux soins, symptômes anxio-dépressifs, apathie et agitation ; inclusion décidée en réunion pluridisciplinaire.
Matériel: atelier hebdomadaire d’1h30, incluant 15 patients par séance, coanimé par un professeur de sport adapté et un sophrologue, avec la participation ponctuelle d’une psychologue en observation.
Procédure: l’atelier était structuré en plusieurs phases : activation motrice, coordination, exercices de frappe sur cible.
Critère de jugement principal : évolution du score au Neuropsychiatric Inventory (NPI-ES); analyse chez les patients disposant d’un suivi complet sur les trois temps de mesure.
Résultats :
Chez les patients avec suivi complet (n=10), le score moyen au NPI-ES diminuait de 19,0 (±10,6) en 2023 à 16,0 (±10,3) en 2024, puis restait stable en 2025 (17,2 ±9,8), sans évolution statistiquement significative au cours du suivi (p = 0,81).
Une corrélation positive non significative était observée entre le nombre de participations et l’amélioration du score au NPI-ES (r = 0,35 ; p = 0,32). L’évolution des scores entre deux temps de mesure appariés montrait une tendance à l’amélioration sans atteindre le seuil de significativité (p = 0,074).
Aucune différence significative n’était observée selon le niveau cognitif initial (MMSE <15 vs ≥15 ; p = 0,462), suggérant que l’intervention restait accessible même à un stade cognitif avancé.
Cas cliniques :
Cas 1 - Symptômes anxiodépressifs : patiente présentant repli sur soi, pleurs fréquents et évitement des activités groupales. Après plusieurs mois, participation progressive aux séances, engagement corporel lors des exercices en duo, verbalisation répétée d’un plaisir à pratiquer. Diminution du retrait social observée pendant les ateliers.
Cas 2 - Opposition et agitation comportementale : patiente présentant opposition aux soins, irritabilité, agressivité verbale et refus des activités collectives. L’évolution a montré une participation régulière aux séances, une amélioration de la concentration et un intérêt croissant pour les autres résidents, avec diminution des comportements oppositionnels observés durant l’atelier et en clinique.
Cas 3 - Désinhibition comportementale et impulsivité : patient présentant désinhibition comportementale, impulsivité motrice et difficulté à respecter le cadre des exercices. Après plusieurs mois, amélioration de la concentration, diminution des comportements moteurs inadaptés et meilleure régulation des interactions avec les autres participants ont été observées.
Discussion :
L'atelier boxe apparaît faisable en EHPAD chez des patients avec un trouble neurocognitif majeur, y compris à un stade avancé. Bien qu’aucune différence statistiquement significative n’ait été observée, la stabilité des symptômes psycho-comportementaux, malgré l’aggravation cognitive globale, suggère un vrai intérêt clinique de cette intervention.
 Atelier boxe thérapeutique adaptée |
| p 08 livret dactivites pour les personnes ayant des troubles cognitifs legers a severes auteurs beguin p 1 tonola m 1 bellier l 1 etablissement 1 change hopital epagny metz tessy france presentateur beguin pauline |
P-08 - Livret d’activités pour les personnes ayant des troubles cognitifs légers à sévères
Thème: 03. Intervention non médicamenteuse et Alzheimer
Auteurs : BEGUIN P. (1), TONOLA M. (1), BELLIER L. (1)
Présentateur : BEGUIN Pauline
Etablissement : (1) CHANGE hôpital , Epagny Metz-Tessy, FRANCE
But :
« Que vais-je faire avec mon mari cet été durant la canicule ? », « Elle n’aime pas les clubs seniors », « Il existe de nombreux jeux dans le commerce, mais lesquels choisir ? », « Aucune place n’est disponible en accueil de jour pour accueillir mon parent : comment l’occuper à domicile ? », « Je n’ai pas d’imprimante pour utiliser les activités trouvées sur Internet… ».
Ces questionnements, fréquemment recueillis lors des consultations au Centre d’Évaluation Gériatrique de l’hôpital d’Annecy (CHANGE), ont conduit l’équipe pluridisciplinaire (ergothérapeutes, neuropsychologues, kinésithérapeutes, infirmières et médecins) à développer un support d’activités adapté aux personnes présentant des troubles cognitifs légers à sévères.
Méthode :
La conception de ce livret s’est appuyée sur les recommandations issues de la littérature scientifique concernant la stimulation cognitive et les approches non médicamenteuses dans les troubles neurocognitifs. Plusieurs travaux montrent notamment que la stimulation cognitive joue un rôle bénéfique sur les fonctions cognitives, l’humeur, les interactions sociales et la qualité de vie des personnes vivant avec une démence. L’élaboration des supports ont été basé sur une communication et ergonomie adaptées : augmentation de la taille de police, mise en page épurée, consignes courtes et explicites, utilisation de contrastes visuels renforcés et intégration de photographies facilitant la compréhension.
Le livret regroupe cinq catégories d’activités : intellectuelles, manuelles, physiques, activités de la vie quotidienne et activités de bien-être. Chaque activité a été pensée selon plusieurs niveaux de difficulté afin de favoriser l’adaptation aux capacités préservées de la personne et de maintenir un sentiment de réussite.
En parallèle, un guide d’accompagnement destiné aux aidants familiaux et professionnels (auxiliaires de vie, aides à domicile, professionnels libéraux) a été développé. Ce guide décrit les objectifs de chaque activité, le séquençage des étapes, les points de vigilance, le matériel nécessaire ainsi que les possibilités de progression ou d’adaptation. Son utilisation ne nécessite aucune compétence médicale préalable.
Résultats :
À la suite de la diffusion de ces livrets, une étude observationnelle a été mise en place avec une évaluation à 2–3 mois afin d’analyser l’appropriation des outils par les aidants et les aidés, la faisabilité et la complexité perçue des activités proposées, ainsi que les perspectives d’amélioration et de développement futur des supports.
Les premiers retours ont permis de constater une utilisation relativement régulière de ces livrets et une adhésion de la part des patients voire même des aidants aux activités proposées notamment concernant les parties activités physiques et cognitives. Les patients ayant encore de nombreuses activités occupationnelles, des liens sociaux actifs semblent moins adhérer aux activités.
Discussion :
Nous espérons que les retours d’expérience nous permettront de mieux cibler la population à qui s’adresse ces livrets et ce d’autant plus pour les patients bénéficiant déjà de certaines prises en charge comme l’orthophonie, l’ESA …
Cet outil, transmis aujourd’hui à des patients vivant à domicile pourrait également être utilisé par des rééducateurs dans le cadre d’hospitalisation.
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| p 09 le jardinage therapeutique en unite d hebergement renforce uhr auteurs joseph lockel c 1 haroual o 1 tovor n 1 caplan c 1 herbin l 1 gabay j 1 ahmane a 1 schwald n 1 etablissement 1 groupe hospitalier henri mondor hopital emile roux limeil brevannes france presentateur joseph lockel claude |
P-09 - Le Jardinage Thérapeutique en Unité d'Hébergement Renforcé (UHR)
Thème: 03. Intervention non médicamenteuse et Alzheimer
Auteurs : JOSEPH LOCKEL C. (1), HAROUAL O. (1), TOVOR N. (1), CAPLAN C. (1), HERBIN L. (1), GABAY J. (1), AHMANE A. (1), SCHWALD N. (1)
Présentateur : JOSEPH LOCKEL Claude
Etablissement : (1) Groupe Hospitalier Henri Mondor - Hôpital Emile Roux, Limeil Brevannes, FRANCE
But :
En plus des multiples activités personnalisées, des approches thérapeutiques spécifiques, de l’espace Snoezelen et de l’aromathérapie, l’UHR propose une médiation thérapeutique intégrant des activités d’horticulture et de jardinage mobilisant les capacités motrices, sensorielles et cognitives. Le jardin thérapeutique permet d’apporter détente et bien-être émotionnel tout en stimulant les sens, l’orientation spatiale et les interactions sociales. Par ailleurs, les interventions horticoles offrent une stimulation multisensorielle (odeurs, texture, couleur, rythme saisonnier) pouvant raviver des souvenirs autobiographiques et favoriser des discussions d’émotions positives. Le patient retrouve une amélioration de qualité de vie, et une diminution des symptômes comportementaux et psychologiques de la démence (agitation, agressivité).
Méthode :
Une séance d’Hortithérapie se déroule bien en amont par des échanges verbaux ou non verbaux. Après accord médical, un accompagnement de présentation de l’espace permet d’explorer le lieu, les accessoires et d’accueillir les différents ressentis. Une fois l’acceptation du soin validée, vient le temps de la préparation (outils de jardinage, tenue, gants, chapeau…) puis de l’activité choisit comme le désherbage, les plantations d’herbes aromatiques, des fruits, des fleurs, arrosage, dégustation en cas de récolte... En fonction des souhaits ou des réactions du patient, l’activité peut être accompagnée d’échanges, de souvenirs remémorés, de moments de convivialité.
Résultats :
L’évaluation des séances s’effectue par un recueil des ressentis et comportements du patient avant, pendant et après la séance, jusqu’à la qualité du sommeil la nuit suivant la séance. L’utilisation a montré un réel bénéfice : un bien-être, un apaisement, une diminution de l’anxiété, une estime de soi stimulée et une envie de recommencer.
Discussion :
Les résultats observés sur 20 patients sont très encourageants et méritent d’être confirmés. Nous sommes au début de l’utilisation de cette médiation thérapeutique en UHR et il est nécessaire d’étendre l’étude à un plus grand nombre de patients, afin d’obtenir des données significatives.
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| p 10 la cuisine therapeutique en ucc la memoire des saveurs auteurs louise alexandrine r 1 haroual o 1 nabti d 1 caplan c 1 letourneur c 1 schwald n 1 etablissement 1 groupe hospitalier henri mondor hopital emile roux limeil brevannes france presentateur louise alexandrine rebecca |
P-10 - La cuisine thérapeutique en UCC – la mémoire des saveurs
Thème: 03. Intervention non médicamenteuse et Alzheimer
Auteurs : LOUISE ALEXANDRINE R. (1), HAROUAL O. (1), NABTI D. (1), CAPLAN C. (1), LETOURNEUR C. (1), SCHWALD N. (1)
Présentateur : LOUISE ALEXANDRINE Rebecca
Etablissement : (1) Groupe hospitalier Henri-Mondor, Hopital Emile-Roux , Limeil-Brevannes, FRANCE
But :
En complément des autres prises en soins proposées à l’UCC, les ateliers de cuisine thérapeutique offrent au patient une activité concrète, valorisante et porteuse de sens, dans laquelle il peut s’investir activement. Ils mobilisent les fonctions motrices, cognitives, sensorielles et psycho-affectives, en travaillant notamment la mémoire, les fonctions exécutives, les praxies et la motricité fine. Les stimulations liées aux textures, odeurs et saveurs contribuent également à l’apaisement et à la stimulation sensorielle. Ces ateliers participent enfin au maintien de l’autonomie, encouragent les interactions sociales et renforcent l’estime de soi dans un cadre convivial et sécurisant.
Méthode :
Avant de sélectionner les patients, une vérification est faite avec le médecin pour s’assurer qu’il n’y a pas d’allergies ni de contre-indications liées à leur état de santé. Il est aussi important de prévenir le patient la veille de l’atelier puis le matin même afin de l’aider à se repérer dans le temps et à se préparer au rendez-vous. Les soignants préparent ensuite la salle, les ingrédients et le matériel nécessaires au bon déroulement de l’atelier. Les séances de cuisine thérapeutique sont encadrées par des professionnels de santé et peuvent se dérouler en individuel ou en petit groupe de trois patients maximums. Elles ont lieu deux fois par mois dans un cadre souple et adaptable aux capacités et besoins des patients. La séance débute par un temps de présentation et de réassurance : rappel du lieu, du jour, du déroulement de l’atelier et de la recette prévue. Les patients sont ensuite amenés à manipuler et reconnaître les ustensiles et les aliments en sollicitant leurs sens (vue, toucher, odorat). La réalisation de la recette constitue le cœur de l’atelier, favorisant l’entraide et la participation active, certains patients pouvant guider ou accompagner d’autres participants. La séance se termine par un temps d’échange permettant de recueillir les ressentis, les retours et les propositions des patients pour les prochains ateliers.
Résultats :
L’évaluation des séances repose sur le recueil des ressentis et l’observation du comportement du patient avant, pendant et après la séance, à l’aide d’une fiche d’évaluation qualitative élaborée en équipe. L’utilisation de cette thérapie a mis en évidence des bénéfices sur l’apaisement des troubles du comportement, l’humeur, la motivation, la confiance en soi, la motricité globale et l’autonomie des patients.
Discussion :
Les résultats observés sur les patients sont très encourageants et méritent d’être confirmés. Nous sommes au début de l’utilisation de cette médiation thérapeutique en UCC et il est nécessaire d’étendre l’étude à un plus grand nombre de patients, afin d’obtenir des données significatives.
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| p 11 effets de la gymnastique douce pratiquee en duo sur la relation aidantaide en ehpad auteurs dasilva j 1 tabuenca c 1 tabuenca c 1 etablissement 1 fondation mederic alzheimer paris france presentateur dasilva jason |
P-11 - Effets de la gymnastique douce pratiquée en duo sur la relation aidant–aidé en EHPAD
Thème: 03. Intervention non médicamenteuse et Alzheimer
Auteurs : DASILVA J. (1), TABUENCA C. (1), TABUENCA C. (1)
Présentateur : DASILVA Jason
Etablissement : (1) Fondation Médéric Alzheimer, Paris, FRANCE
But :
L’isolement social est identifié comme un facteur de risque majeur de la maladie d’Alzheimer. En EHPAD, les interventions non médicamenteuses ciblent principalement les personnes malades, tandis que les aidants familiaux sont rarement intégrés, malgré leur rôle central dans la relation d’accompagnement. L’activité physique adaptée, notamment la gymnastique douce, a démontré des bénéfices sur la cognition, l’équilibre et la coordination motrice. Toutefois, peu d’études ont évalué ces interventions lorsqu’elles sont proposées au duo aidant–aidé, ni leur impact sur la qualité de la relation.
Évaluer les effets de la pratique en duo d’un programme de gymnastique douce en EHPAD sur la qualité de la relation aidant–aidé, en comparaison avec une pratique individuelle de la personne malade.
Méthode :
Il s’agit d’une recherche multicentrique, menée dans environ 70 EHPAD. Sept cent cinquante participants seront inclus : 250 duos aidant–aidé dans le groupe intervention et 250 personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer dans le groupe contrôle. Le groupe intervention participe à un programme de gymnastique douce pratiqué en duo, tandis que le groupe contrôle pratique l’activité de manière individuelle. Le critère principal est la qualité de la relation aidant–aidé. Les critères secondaires concernent l’équilibre (score de Tinetti) et la coordination motrice (Timed Up and Go).
Résultats :
Une amélioration significative de la qualité de la relation aidant–aidé est attendue dans le groupe pratiquant en duo, ainsi que des effets positifs sur l’équilibre et la coordination motrice des personnes malades.
Discussion :
L’intégration de l’aidant au sein d’une intervention de gymnastique douce pratiquée en duo en EHPAD pourrait constituer une approche innovante, centrée sur la relation, renforçant les bénéfices des interventions non médicamenteuses.
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| p 12 lusage ponctuel des psychotropes dans la prise en soin des symptomes psychologiques et comportementaux de la demence spcd une necessite sous haute surveillance auteurs benraouane k 1 etablissement 1 cabinet prive bousaada algerie presentateur benraouane kamel |
P-12 - L’usage ponctuel des psychotropes dans la prise en soin des symptômes psychologiques et comportementaux de la démence (SPCD) : une nécessité sous haute surveillance.
Thème: 04. Symptômes psychocomportementaux : les avancées médicamenteuses et non médicamenteuses
Auteurs : BENRAOUANE K. (1)
Présentateur : BENRAOUANE Kamel
Etablissement : (1) cabinet privé, Bousaada, ALGERIE
But :
L’objectif de ce travail est d’analyser la place et la pertinence du recours aux psychotropes (antipsychotiques de seconde génération, thymorégulateurs, antidépresseurs et benzodiazépines) lors d'épisodes de crise aiguë chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Il s’agit de confronter l’urgence clinique imposée par l’agitation et l’insomnie aux impératifs de sécurité et de prévention de la iatrogénie chez le sujet âgé.
Méthode :
Nous avons mené une revue de la littérature et une analyse des recommandations actuelles (HAS, consensus internationaux) concernant la gestion des SPCD. L’étude se focalise sur les molécules fréquemment prescrites en « si besoin » ou en cure courte. Nous avons évalué les critères d’initiation du traitement, les modalités de surveillance et les protocoles de réévaluation visant à éviter la chronicisation des prescriptions initialement ponctuelles.
Résultats :
L’analyse montre que si les antipsychotiques de seconde génération (type rispéridone) et certains antidépresseurs présentent une efficacité sur l’agitation et l’instabilité émotionnelle, leur usage s’accompagne d’une augmentation significative des risques cardiovasculaires et d’une accélération du déclin cognitif. L'utilisation des benzodiazépines, bien que fréquente pour l'insomnie, reste corrélée à une incidence élevée de chutes et de syndromes confusionnels. Le résultat majeur souligne que le recours aux psychotropes n'est réellement efficient que lorsqu'il est transitoire et intégré à une approche globale où les causes organiques (douleur, infection) ont été préalablement éliminées.
Discussion :
Le dilemme de la prescription réside dans l'équilibre précaire entre l'apaisement du patient et le risque de « camisole chimique ». L’agitation doit être interprétée comme un mode de communication d'un inconfort que le médicament ne fait que masquer. La discussion met en avant l'importance des approches non médicamenteuses (ANM) en première intention. Cependant, face à l'épuisement des aidants et au risque de mise en danger, le psychotrope reste un outil de dernier recours nécessaire. La conclusion de ce travail plaide pour une « prescription raisonnée » : une initiation à dose minimale, une durée strictement limitée et une réévaluation systématique à 72 heures pour prévenir l'installation d'un traitement au long cours injustifié.
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| p 13 simulation de l effet d un traitement a long terme par le lecanemab sur la progression de la maladie d alzheimer auteurs williams t 2 jang s 3 lanctot k 4 kang a 2 lisa b 2 wang g 5 roux e 1 mouradian a 1 etablissement 1 eisai sas puteaux france 2 curta inc seattle wa etats unis 3 eisai inc nutley nj etats unis 4 sunnybrook health sciences centre toronto canada 5 universite de washington a saint louis saint louis mo etats unis presentateur mouradian anouch |
P-13 - Simulation de l'effet d'un traitement à long terme par le lécanémab sur la progression de la maladie d'Alzheimer
Thème: 05. Les avancées thérapeutiques dans la maladie d'Alzheimer
Auteurs : WILLIAMS T. (2), JANG S. (3), LANCTÔT K. (4), KANG A. (2), LISA B. (2), WANG G. (5), ROUX E. (1), MOURADIAN A. (1)
Présentateur : MOURADIAN Anouch
Etablissement : (1) Eisai Sas, Puteaux, FRANCE; (2) Curta Inc., Seattle, Wa, ETATS-UNIS; (3) Eisai Inc., Nutley, Nj, ETATS-UNIS; (4) Sunnybrook Health Sciences Centre, Toronto, CANADA; (5) Université de Washington à Saint Louis, Saint Louis, Mo, ETATS-UNIS
But :
La maladie d’Alzheimer (MA) est une affection neuroévolutive chronique caractérisée par un déclin progressif des fonctions cognitives ; il s’agit de la forme avec trouble cognitif majeur la plus répandue dans le monde. Elle impose un fardeau croissant aux patients, aux soignants et aux systèmes de santé en raison de son évolution de longue durée et de l’augmentation de la population vieillissante. En septembre 2025, le lécanémab était autorisé dans 48 pays, dont l'Union européenne, où l'autorisation porte sur le traitement des patients adultes de la maladie d’Alzheimer au stade débutant chez des patients préspécifiés en fonction de leur statut ApoE4. L'effet du lécanémab a long terme a fait l'objet d'une simulation.
Méthode :
Un modèle de progression de la maladie a été ajusté aux données CDR-SB issues de l'ensemble de données de l'Alzheimer Disease Neuroimaging Initiative (ADNI), dont une cohorte a été sélectionnée afin de correspondre aux patients de l'essai pivot de phase III sur le lécanémab, Clarity AD, en appliquant les mêmes critères d'inclusion clés. Afin d'élaborer une courbe de progression naturelle de la maladie, un modèle à effets mixtes non linéaire utilisant une formule exponentielle a été ajusté aux données, avec l'âge, le sexe, l'origine ethnique et le statut ApoE4 (non-porteur vs hétérozygote) comme covariables, en utilisant les méthodes employées dans un modèle de progression de la MA publié précédemment.1 Pour déduire la progression sous lécanémab, un pourcentage de gain de temps par rapport à la progression de la maladie a été calculé à partir des résultats de Clarity AD et appliqué à la progression naturelle de la maladie . L’effet thérapeutique relatif en termes de gain de temps utilise une méthode de projection prospective qui estime le temps supplémentaire nécessaire au lécanémab pour atteindre le déclin observé avec le placebo à 18 mois.2,3 Ainsi, les patients traités par le lécanémab mettraient 6,7 mois supplémentaires pour atteindre le déclin du CDR-SB observé chez les patients non traités à 18 mois, soit un retard de 37 % dans la progression de la maladie. Pour les non-porteurs et les porteurs hétérozygotes de l'ApoE4, le traitement par lécanémab devrait permettre de gagner 9,1 mois supplémentaires (retard de 51 %) au stade précoce du continuum de la MA par rapport aux patients non traités.
Résultats :
Pour les patients commençant le traitement par le lécanémab à un score CDR-SB de 3,2 (Troubles Neurocognitifs Mineurs due à la MA), score CDR-SB moyen initial des patients de l'étude Clarity AD, le traitement par lécanémab devrait retarder la progression vers les Troubles Neurocognitifs Majeurs aux stades léger, modéré et sévère dus à la MA de 6 mois, 1,7 an et 2,5 ans, respectivement. Pour les non-porteurs de l'ApoE4 et les porteurs hétérozygotes, le traitement par le lécanémab devrait retarder la progression vers la MA aux stades léger, modéré et sévère de 8 mois, 2,2 ans et 3,3 ans, respectivement.
Discussion :
Le traitement par le lécanémab ralentit la progression de la MA (tant dans la population globale que chez les non-porteurs et les hétérozygotes de l'ApoE4), permettant aux patients de rester plus longtemps, jusqu'à environ 3 ans, à des stades débutants de la maladie, plus faciles à prendre en charge.
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| p 14 resultats cliniques de lutilisation du lecanemab dans la maladie dalzheimer debutante chez les heterozygotes apoe 4 et les non porteurs etude multicentrique retrospective en vie reelle leader auteurs schreiber c 2 berry b 3 camargo c 4 chabrashvili t 5 cooper g 6 frost n 7 giles s 8 leahy c 12 rosenbloom m 9 sabbagh m 10 sadowski m 11 schulz p 13 soria j 14 tousi b 15 weisman d 16 alves z 1 frech f 17 adams c 17 jones d 17 etablissement 1 eisai puteaux france 2 missouri memory center citizens memorial hospital bolivar etats unis 3 minneapolis clinic of neurology minneapolis etats unis 4 university of miami miller school of medicine miami miami etats unis 5 suny upstate medical university new york etats unis 6 norton neuroscience institute louisville etats unis 7 university of utah department of neurology salt lake city etats unis 8 memory treatment centers jacksonville beach etats unis 9 university of washington seattle etats unis 10 barrow neurological institute st joseph s hospital and medical center phoenix etats unis 11 nyu langone health new york etats unis 12 memorial healthcare institute for neuroscience owosso etats unis 13 department of neurology the mcgovern medical school of uthealth houston houston etats unis 14 university of california san diego la jolla etats unis 15 cleveland clinic cleveland etats unis 16 abington neurological associates abington etats unis 17 eisai inc nutley etats unis presentateur alves zelia |
P-14 - Résultats cliniques de l’utilisation du lécanémab dans la maladie d’Alzheimer débutante chez les hétérozygotes ApoE ε4 et les non-porteurs : étude multicentrique rétrospective en vie réelle (LEADER)
Thème: 05. Les avancées thérapeutiques dans la maladie d'Alzheimer
Auteurs : SCHREIBER C. (2), BERRY B. (3), CAMARGO C. (4), CHABRASHVILI T. (5), COOPER G. (6), FROST N. (7), GILES S. (8), LEAHY C. (12), ROSENBLOOM M. (9), SABBAGH M. (10), SADOWSKI M. (11), SCHULZ P. (13), SORIA J. (14), TOUSI B. (15), WEISMAN D. (16), ALVES Z. (1), FRECH F. (17), ADAMS C. (17), JONES D. (17)
Présentateur : ALVES Zélia
Etablissement : (1) eisai, Puteaux, FRANCE; (2) Missouri Memory Center, Citizens Memorial Hospital, Bolivar, ETATS-UNIS; (3) Minneapolis Clinic of Neurology, Minneapolis, ETATS-UNIS; (4) University of Miami Miller School of Medicine, Miami, Miami, ETATS-UNIS; (5) SUNY Upstate Medical University, New York, ETATS-UNIS; (6) Norton Neuroscience Institute, Louisville, ETATS-UNIS; (7) University of Utah Department of Neurology, Salt Lake City, ETATS-UNIS; (8) Memory Treatment Centers, Jacksonville Beach, ETATS-UNIS; (9) University of Washington, Seattle, ETATS-UNIS; (10) Barrow Neurological Institute, St. Joseph's Hospital and Medical Center, , Phoenix, ETATS-UNIS; (11) NYU Langone Health, New York, ETATS-UNIS; (12) Memorial Healthcare Institute for Neuroscience, Owosso, ETATS-UNIS; (13) Department of Neurology, The McGovern Medical School of UTHealth-Houston, Houston, ETATS-UNIS; (14) University of California San Diego, La Jolla, ETATS-UNIS; (15) Cleveland Clinic, Cleveland, ETATS-UNIS; (16) Abington Neurological Associates, Abington, ETATS-UNIS; (17) Eisai Inc., , Nutley, ETATS-UNIS
But :
Les données de vie réelle décrivant les résultats cliniques et le profil de sécurité du lécanémab en fonction du génotype ApoE ε4, y compris la survenue d’ARIA, restent limitées. Cette analyse intermédiaire de l'étude LEADER portent sur les résultats cliniques associés au traitement par lécanémab chez les hétérozygotes ApoE ε4 et les non-porteurs (les homozygotes ApoE ε4 ont été exclus conformément aux recommandations de prescription applicables en dehors des États-Unis).
Méthode :
L’étude LEADER est une étude multicentrique rétrospective menée en conditions réelles de pratique dans 15 centres de neurologie aux États-Unis. Les données anonymisées issues des dossiers médicaux ont été recueillies chez des patients ayant reçu au moins 7 perfusions IV de lécanémab administrées toutes les deux semaines.
Les critères évalués comprenaient la tolérance, les événements indésirables — notamment les anomalies d’imagerie liées à l’amyloïde (ARIA) — ainsi que l’évolution clinique observée par les cliniciens entre l’inclusion et la dernière visite de suivi. Les analyses descriptives ont été réalisées à partir des données recueillies jusqu’au 26 mars 2026.
Résultats :
Parmi les 309 patients inclus dans l’étude LEADER, 256 ont été retenus pour cette analyse après exclusion des porteurs homozygotes de l’allèle ApoE ε4.
Parmi la population analysée, 155 (50,2 %) étaient porteurs hétérozygotes de l’allèle ApoE ε4 et 101 (32,7 %) étaient non-porteurs.
Des ARIA de type œdème/épanchement (ARIA-E) ont été observées chez 12 (7,7 %) patients hétérozygotes et chez 7 (6,9 %) patients non-porteurs. Aucun cas d’hémorragie intracérébrale de plus de 1 cm n’a été rapporté.
La durée moyenne de traitement était de 471,3 jours chez les hétérozygotes et de 437,6 jours chez les non-porteurs.
Selon l’évaluation des cliniciens, l’état clinique est demeuré stable ou s’est amélioré chez 85,2 % des patients hétérozygotes (80,0 % stables ; 5,2 % améliorés) et chez 87,1 % des patients non-porteurs (81,2 % stables ; 5,9 % améliorés).
Discussion :
En pratique clinique, dans la population de cette analyse, la majorité des patients (86 %) traités par lécanémab sont restés cliniquement stables et ont poursuivi le traitement, avec une durée moyenne d’exposition d’environ 15 mois. Une ARIA-E est survenue chez 7,4 % des patients. Des résultats comparables ont été observés chez les patients hétérozygotes pour l’ApoE ε4 et chez les non-porteurs. L’analyse complète des données, avec une clôture prévue en mai 2026, permettra de mieux caractériser les résultats cliniques et le profil de sécurité à plus long terme en pratique courante notamment en ce qui concerne le risque d’ARIA et l’évolution de la maladie dans ces deux sous-populations.
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| p 15 letude prevcog analyses longitudinales et multimodales des biomarqueurs pour la prevention secondaire de la maladie dalzheimer et du declin cognitif dans les centres memoire francais auteurs turpinat c 1 busto g 1 navucet s 1 le bars e 2 dauvilliers y 3 4 claeysen s 5 gabelle a 1 lehmann s 4 6 bennys k 1 etablissement 1 cmrr montpellier france 2 i2fh montpellier france 3 tse montpellier france 4 inm montpellier france 5 igf montpellier france 6 irmb montpellier france presentateur busto germain |
P-15 - L’étude PREVCOG : analyses longitudinales et multimodales des biomarqueurs pour la prévention secondaire de la maladie d’Alzheimer et du déclin cognitif dans les centres mémoire français
Thème: 06. Imagerie et biomarqueurs
Auteurs : TURPINAT C. (1), BUSTO G. (1), NAVUCET S. (1), LE BARS E. (2), DAUVILLIERS Y. (3,4), CLAEYSEN S. (5), GABELLE A. (1), LEHMANN S. (4,6), BENNYS K. (1)
Présentateur : BUSTO Germain
Etablissement : (1) CMRR , Montpellier , FRANCE; (2) I2FH, Montpellier , FRANCE; (3) TSE, Montpellier , FRANCE; (4) INM, Montpellier , FRANCE; (5) IGF, Montpellier , FRANCE; (6) IRMB, Montpellier , FRANCE
But :
La recherche sur la maladie d’Alzheimer (MA) a récemment connu des avancées majeures avec l’approbation de deux traitements modificateurs de la maladie et le développement de biomarqueurs sanguins susceptibles de révolutionner le diagnostic de la MA. Cependant, plusieurs questions demeurent, notamment concernant la valeur prédictive de l’amyloïdopathie seule pour le déclin cognitif. La communauté médicale et scientifique continue de débattre de la pertinence de l’amyloïdopathie dans l’indication des traitements anti-amyloïdes, en particulier au regard de leurs effets indésirables potentiels et du fait que tous les individus amyloïdes positifs ne développeront pas un déclin cognitif. Des données longitudinales supplémentaires sont donc nécessaires afin de mieux prédire l’évolution cognitive et d’appuyer des décisions cliniques plus personnalisées.
Méthode :
L’objectif de l’étude PREVCOG est de suivre longitudinalement une cohorte d’individus cognitivement indemnes mais amyloïdes positifs, identifiés grâce aux outils diagnostiques sanguins les plus récents reposant sur une stratégie en deux étapes combinant le dosage plasmatique de l’Aβ42 et de la p-tau217. Les participants seront recrutés dans plusieurs centres mémoire français sur la base de plaintes cognitives subjectives ou d’antécédents familiaux de démence. Les évaluations initiales comprendront une exploration neuropsychologique approfondie, une IRM cérébrale, une analyse du microbiote intestinal, une analyse protéomique plasmatique à grande échelle utilisant la technologie NULISA, ainsi qu’une évaluation du sommeil. Le suivi longitudinal reposera également sur des outils numériques permettant la détection précoce d’un déclin cognitif, y compris à distance, et facilitant une réévaluation rapide en centre mémoire. Cette approche vise à permettre l’initiation des traitements modificateurs de la maladie au stade le plus précoce cliniquement pertinent, lorsque cela est approprié.
Résultats :
L’objectif principal est de constituer une cohorte bien caractérisée de sujets amyloïdes positifs identifiés grâce aux biomarqueurs plasmatiques de nouvelle génération. Le suivi longitudinal permettra de déterminer les stades les plus précoces du déclin cognitif et les moments où une intervention thérapeutique pourrait être la plus bénéfique. Par ailleurs, l’étude cherchera à identifier des biomarqueurs biologiques ou des signatures multimodales — considérés individuellement, en combinaison ou à travers leur évolution dans le temps — capables de prédire au mieux le risque de déclin cognitif et de progression vers la maladie d’Alzheimer, afin d’identifier les patients les plus susceptibles de bénéficier des traitements.
Discussion :
Tous les individus amyloïdes positifs ne développeront pas un déclin cognitif ni n’évolueront vers une maladie d’Alzheimer. L’amyloïdopathie seule ne peut donc justifier l’instauration de traitements modificateurs de la maladie, en particulier compte tenu de leurs effets indésirables potentiels. Le projet PREVCOG ambitionne d’apporter de nouvelles connaissances sur les déterminants biologiques du déclin cognitif et de contribuer à des décisions thérapeutiques plus précises, individualisées et centrées sur le patient.
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| p 16 severite des hypersignaux de la substance blanche et performances cognitives chez des patients ages evalues en consultation memoire auteurs lenoir h 1 2 saglam e 1 2 rigaud a 1 2 etablissement 1 services de geriatrie 1 2 hopital broca aphp centre universite paris cite paris france 2 universite paris cite inserm umr s oten 1144 optimisation therapeutique en neuropsychopharmacologie paris france presentateur lenoir hermine |
P-16 - Sévérité des hypersignaux de la substance blanche et performances cognitives chez des patients âgés évalués en consultation mémoire
Thème: 06. Imagerie et biomarqueurs
Auteurs : LENOIR H. (1,2), SAGLAM E. (1,2), RIGAUD A. (1,2)
Présentateur : LENOIR Hermine
Etablissement : (1) Services de Gériatrie 1 & 2, Hôpital Broca, APHP.Centre-Université Paris Cité , Paris, FRANCE; (2) Université Paris Cité, INSERM UMR-S OTEN 1144, Optimisation Thérapeutique en Neuropsychopharmacologie, Paris, FRANCE
But :
Les hypersignaux de la substance blanche sont fréquents chez les patients âgés présentant des troubles cognitifs [1-3]. Leur contribution propre aux performances cognitives est cependant difficile à individualiser, notamment en raison de la coexistence fréquente de lésions vasculaires et neurodégénératives. L’objectif de cette étude en cours est d’évaluer l’association entre la sévérité des hypersignaux de la substance blanche, mesurée par le score de Fazekas, et les performances cognitives globales chez des patients évalués en consultation mémoire.
Méthode :
Cette étude transversale rétrospective monocentrique est conduite à partir d’une base de données cliniques, cognitives et radiologiques exploitée depuis septembre 2025. L’analyse principale inclut les patients disposant d’un MMSE, d’un score global de Fazekas et des dates de ces deux évaluations, avec un délai maximal de 12 mois entre le MMSE et l’IRM. L’association entre le Fazekas, coté de 0 à 3, et le MMSE est étudiée par corrélation de Spearman, puis par régression linéaire multivariée ajustée sur l’âge, le sexe, la présence de lacunes et celle de microsaignements. Une analyse de sensibilité est limitée aux patients dont l’IRM a été réalisée dans les six mois précédant ou suivant le MMSE. Le recueil et la vérification des données se poursuivent afin d’augmenter l’effectif et de confirmer ces résultats préliminaires.
Résultats :
Une première extraction de 115 dossiers a été réalisée. Parmi eux, 57 patients disposaient d’un MMSE, d’un score de Fazekas et de dates exploitables, avec un délai maximal de 12 mois. Leur âge moyen était de 78,9 ± 8,0 ans et 63,2 % étaient des femmes. Le délai absolu médian entre le MMSE et l’IRM était de 140 jours [62-211]. Le score de Fazekas était inversement corrélé au MMSE, avec une association proche du seuil de significativité (coefficient de corrélation = -0,253 ; p = 0,057). Après ajustement, chaque augmentation d’un grade de Fazekas était associée à une diminution moyenne de 1,65 point du MMSE (IC à 95 % -3,48 à 0,19 ; p = 0,077 ; n = 55). Dans l’analyse de sensibilité limitée à un délai maximal de six mois, l’association était d’amplitude plus importante, mais restait non significative après ajustement (β = -2,18 ; IC à 95 % -4,65 à 0,29 ; p = 0,081 ; n = 37).
Discussion :
Ces résultats préliminaires suggèrent une association inverse, d’amplitude potentiellement pertinente sur le plan clinique, entre la sévérité des hypersignaux de la substance blanche et les performances cognitives globales. Le renforcement de l’estimation lorsque l’IRM et le MMSE sont rapprochés dans le temps soutient la cohérence de cette hypothèse. L’absence de significativité dans les modèles ajustés peut être liée au faible effectif des premières analyses. La poursuite du recueil permettra d’améliorer la puissance statistique et de préciser la robustesse de cette association dans une population de consultation mémoire. Le caractère transversal de l’étude ne permet cependant pas d’établir une relation causale ni d’isoler la contribution des lésions vasculaires de celle des pathologies neurodégénératives associées.
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| p 17 caracterisation des participants early start ayant continue a recevoir le donanemab pendant la periode d extension a long terme de trailblazer alz 2 auteurs schreiber c 2 schilling t 3 doty e 3 yang f 3 sato s 3 zimmer j 3 lapalus p 1 etablissement 1 lilly france neuilly sur seine france 2 missouri memory center bolivar etats unis 3 eli lilly and company indianapolis etats unis presentateur lapalus pauline |
P-17 - Caractérisation des participants « early-start » ayant continué à recevoir le donanémab pendant la période d'extension à long terme de TRAILBLAZER-ALZ 2
Thème: 07. Participation à la recherche clinique et thérapeutique et maladie d’alzheimer
Auteurs : SCHREIBER C. (2), SCHILLING T. (3), DOTY E. (3), YANG F. (3), SATO S. (3), ZIMMER J. (3), LAPALUS P. (1)
Présentateur : LAPALUS Pauline
Etablissement : (1) Lilly France, Neuilly-Sur-Seine, FRANCE; (2) Missouri Memory Center, Bolivar, ETATS-UNIS; (3) Eli Lilly and Company, Indianapolis, ETATS-UNIS
But :
Caractériser le sous-groupe de participants « early-start » de TRAILBLAZER-ALZ2 n'ayant pas atteint les critères de fin de traitement au cours de la période contrôlée contre placebo (PC) de 76 semaines et ayant continué à recevoir le donanémab pendant la phase d'extension à long terme (LTE).
Sur trois ans, le traitement par donanémab a démontré un ralentissement durable de la progression clinique chez les participants atteints de maladie d'Alzheimer symptomatique précoce. La majorité des participants de TRAILBLAZER-ALZ2 ayant reçu le donanémab a atteint les critères de complétion du traitement à la semaine 76 et ont été basculés en aveugle sous placebo (N=393 ; DON-PBO), un petit groupe a nécessité la poursuite du traitement pendant la période LTE (N=157 ; DON-DON). Comme précédemment rapporté, par rapport aux participants DON-PBO, le groupe DON-DON présentait une charge amyloïde observée par TEP plus élevée (122,0 vs 94,8 CL), une proportion plus importante de porteurs de l'apolipoprotéine E ε4 (APOE4) (80,3% vs 63,4%) et une sévérité clinique similaire de la maladie.
Méthode :
Cette analyse a utilisé des statistiques descriptives afin d'identifier les facteurs qui auraient pu contribuer à la nécessité de poursuivre le traitement durant la période PC.
Résultats :
À la semaine 76, le taux moyen d'amyloïde dans le groupe DON-DON était de 37,3 (20,9) CL ; 30,8% avaient une valeur <24,1 CL (compatible avec une TEP visuellement négative) sans toutefois atteindre les critères de complétion du traitement de l'étude (un scanner ≤11 CL ou deux scanners <25 CL). Pendant la période PC, par rapport au groupe DON-PBO, les participants du groupe DON-DON présentaient une incidence plus élevée d'anomalies d'imagerie liées à l'amyloïde (ARIA), d'ARIA-oedème (24,2% [n=38] vs 19,1% [n=75]) et d'ARIA-hémosidérine (37,6% [n=59] vs 28,5% [n=112]). Aucune différence significative n'a été observée sur les critères cliniques pendant les 3 années de la période d'étude en aveugle entre les groupes DON-PBO et DON-DON.
Discussion :
Sur trois ans, la majorité des participants « early-start » traités par donanémab a atteint un score de TEP amyloïde <24,1 CL, y compris ceux du groupe DON-DON. Les facteurs associés à une durée de traitement plus longue comprenaient une charge amyloïde initiale plus élevée, le statut de porteur APOE4 et une incidence plus élevée d'ARIA. Le seuil de cognition initial n'était pas un facteur associé à une durée de traitement plus longue. Le ralentissement du déclin cognitif et fonctionnel était similaire dans les deux groupes et cohérent avec une réduction amyloïde importante.
Mention : Cette étude a été initialement présentée lors du congrès annuel 2026 de l'AAN (Dates : 18-22 avril 2026 ; Lieu : Chicago et en ligne).
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| p 18 caracterisation des dysfonctions auditives dans le trouble cognitif leger justification dune etude clinique en cours auteurs delamarre l 1 breda l 1 nicoud c 1 schue m 1 defosse f 1 laullier h 1 rapido f 1 gabelle a 2 etablissement 1 cilcare montpellier france 2 universite de montpellier memory research and resources center department of neurology inserm inm neuropeps team montpellier france presentateur delamarre louis |
P-18 - Caractérisation des dysfonctions auditives dans le trouble cognitif léger : justification d’une étude clinique en cours
Thème: 07. Participation à la recherche clinique et thérapeutique et maladie d’alzheimer
Auteurs : DELAMARRE L. (1), BREDA L. (1), NICOUD C. (1), SCHUE M. (1), DEFOSSE F. (1), LAULLIER H. (1), RAPIDO F. (1), GABELLE A. (2)
Présentateur : DELAMARRE Louis
Etablissement : (1) Cilcare, Montpellier, FRANCE; (2) Université de Montpellier, Memory Research and Resources Center, Department of Neurology, Inserm INM NeuroPEPs team., Montpellier, FRANCE
But :
La perte auditive est de plus en plus reconnue comme un facteur de risque majeur de démence potentiellement modifiable¹. Au-delà de l’élévation des seuils liée à l’âge, les altérations du traitement auditif — en particulier la diminution de l’intelligibilité de la parole en environnement bruyant — ont été associées à une augmentation de la charge cognitive et à un déclin cognitif précoce².
La synaptopathie cochléaire, définie par la dégénérescence des synapses entre les cellules ciliées internes et les fibres du nerf auditif, a été proposée comme un mécanisme périphérique expliquant une altération de la transmission du signal auditif malgré une audiométrie tonale liminaire préservée³,⁴. Néanmoins, l'étude des troubles auditifs tout au long du continuum cognitif demeure limitée. Une meilleure caractérisation des dysfonctions auditives pourrait ainsi fournir des éléments essentiels pour comprendre l’interface auditive-cognitive chez les individus à risque de maladie d’Alzheimer.
Méthode :
SAPHIR (NCT07083089) est une étude multicentrique en cours, visant à caractériser la fonction auditive chez des individus cognitivement indemnes et chez des participants présentant un trouble cognitif léger amnésique (MCI), défini par une atteinte prédominante de la mémoire épisodique.
Lors de l’inclusion, les participants bénéficient d’une évaluation neuropsychologique standardisée, d’un recueil détaillé des antécédents médicaux et auditifs, ainsi que de questionnaires de qualité de vie. Des biomarqueurs plasmatiques sont recueillis à l’aide d’une plateforme multiplex à haute sensibilité.
Les évaluations auditives comprennent des tests de perception de la parole dans le silence et dans le bruit, ainsi que des enregistrements électrophysiologiques (potentiels évoqués auditifs du tronc cérébral et électrocochléographie), ciblant la fonction du nerf auditif et des marqueurs compatibles avec la synaptopathie cochléaire. Des analyses intermédiaires de faisabilité évalueront le recrutement et la tolérance.
Résultats :
Le recrutement se poursuit dans six centres cliniques, avec l’ouverture prévue d’un septième centre. Vingt-six participants présentant un MCI amnésique et 80 témoins ont été inclus, pour un objectif de 103 participants par groupe. Les résultats intermédiaires disponibles concernant les paramètres auditifs, cognitifs et biologiques seront présentés lors du congrès.
A ce jour, les arrêts précoces après la visite d’inclusion étaient principalement liés à des critères d’exclusion audiologiques identifiés à l’inclusion, incluant une surdité de transmission (40 %), une otoscopie anormale (34 %) ou une tympanométrie anormale (24 %), une perte auditive asymétrique (8 %) et une surdité unilatérale (2 %).
Discussion :
Cette étude en cours met en œuvre un cadre standardisé et exhaustif de caractérisation de profil auditif chez des individus cognitivement indemnes et chez ceux présentant un MCI amnésique, comblant une lacune critique dans la caractérisation clinique des dysfonctions auditives dans le spectre de la maladie d’Alzheimer.
SAPHIR vise à élucider les associations potentielles entre les anomalies auditives précoces et les biomarqueurs sanguins de la phase précoce de la maladie d’Alzheimer, afin d’éclairer les futures stratégies de prévention et d’intervention.
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| p 19 programme de capsules video dedie aux aidants de malades alzheimer jeunes auteurs kerangoarec c 1 etablissement 1 ehpad ker gwenn brest france presentateur kerangoarec cecile |
P-19 - Programme de capsules vidéo dédié aux aidants de malades Alzheimer jeunes
Thème: 09. Aide aux aidants
Auteurs : KERANGOAREC C. (1)
Présentateur : KERANGOAREC Cécile
Etablissement : (1) EHPAD KER GWENN, Brest, FRANCE
But :
Dans le cadre des missions du Pôle Alzheimer de l’association Les Amitiés d’Armor, les professionnels ont identifié, à partir des accompagnements réalisés et des échanges menés avec les aidants, un besoin d’information, de repères et de soutien spécifique à destination des proches de personnes atteintes d’une maladie d’Alzheimer à début précoce (avant 60 ans).
Ces constats s’appuient sur les situations observées au sein des différents services de l’association : le CLUEDO (service de coordination des parcours des personnes malades jeunes Alzheimer), la Plateforme de répit des aidants, les équipes spécialisées Alzheimer (ESA), les accueils de jour, ainsi que dans le cadre des admissions en hébergement temporaire et permanent. Les aidants expriment un déficit d’information concernant la maladie, les dispositifs existants et les droits des personnes malades et de leurs proches. Ils soulignent également un isolement marqué, dans un parcours souvent perçu comme complexe et peu lisible.
Méthode :
Afin de répondre à ces besoins, la Plateforme de répit a initialement proposé des sessions de formation en présentiel. Toutefois, ce format (cinq sessions de deux heures) s’est révélé inadapté aux contraintes des aidants concernés, majoritairement en activité professionnelle et assumant encore des responsabilités familiales.
Dans ce contexte, il a été décidé de concevoir un dispositif d’information sous format vidéo, spécifiquement dédié aux aidants de personnes atteintes d’une maladie d’Alzheimer à début précoce. Ce format numérique permet un accès souple, individualisé et à tout moment, favorisant ainsi l’appropriation des contenus.
À moyen terme, il est envisagé de décliner ces supports en format podcast d’ici fin 2026, dans une logique de renforcement de l’accessibilité et de diversification des modes de diffusion de l’information.
Résultats :
Ces supports ont pour objectif de délivrer une information fiable, claire et accessible autour de thématiques prioritaires : les dispositifs d’accompagnement disponibles sur le territoire du Finistère, la compréhension de la maladie et de ses manifestations, les droits sociaux et juridiques (dont la protection juridique), les solutions d’aménagement du domicile, ainsi que la place et le rôle de l’aidant, avec une attention particulière portée à la prévention de l’épuisement et au maintien de leur qualité de vie.
Par ailleurs, des témoignages d’aidants et d’une personne malade ont été intégrés, afin de valoriser les expériences vécues, favoriser l’identification et contribuer à rompre l’isolement. La co-construction de ces contenus a associé deux aidants ainsi qu’une personne atteinte de la maladie, tous accompagnés par les services de l’association Les Amitiés d’Armor.
Discussion :
Ce projet repose sur une approche pluridisciplinaire mobilisant des professionnels qualifiés : neurologue, juriste, assistante sociale, ergothérapeute, psychologue, accompagnant éducatif et social, assistant de soins en gérontologie, ainsi que des responsables d’unités spécialisées Alzheimer.
Le tournage a été réalisé en partenariat avec l’ESAT de l’association Les Genêts d’Or, acteur engagé du champ du handicap sur le territoire finistérien. La diffusion du dispositif sera assurée via les sites internet des associations Les Amitiés d’Armor et Les Genêts d’Or, ainsi que ceux des partenaires sociaux et médico-sociaux du territoire, notamment le DAC, le CHU de Brest et les autres plateformes de répit du département. Une diffusion sur YouTube est également prévue.
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| p 20 map la fresque des aidants dans la maladie d alzheimer precoce auteurs pidoux r 1 etablissement 1 ecole de design nantes atlantique nantes france presentateur pidoux roxanne |
P-20 - MAP - La fresque des aidants dans la maladie d'Alzheimer précoce
Thème: 09. Aide aux aidants
Auteurs : PIDOUX R. (1)
Présentateur : PIDOUX Roxanne
Etablissement : (1) École de design Nantes Atlantique, Nantes, FRANCE
But :
MAP, la fresque des aidants, est un outil de médiation destiné aux aidants d’une personne atteinte de maladie d’Alzheimer précoce. Elle vise à prévenir l’isolement et l’épuisement des aidants, afin de préserver leur qualité de vie et d’accompagnement, favoriser l’accès aux soins et aux droits, valoriser le savoir expérientiel des aidants et soutenir leur capacité d’agir après le diagnostic. L’objectif est que l’aidant reparte outillé, avec des ressources pour mieux vivre son parcours de vie et de soin avec la personne qu’il accompagne.
Méthode :
La fresque prend la forme d’un atelier collectif de 2h30, pensé pour 4 à 8 participants, animé en présentiel par un animateur formé. Elle s’appuie sur une métaphore de navigation afin de créer un langage commun et de faciliter la mise à distance de situations émotionnellement lourdes. L’atelier alterne temps individuels, échanges en binômes, petits groupes et plénière. Il débute par une phase d’accueil permettant à chacun de situer sa « traversée » : présentation de son rôle d’aidant, météo intérieure, attentes et définition collective d’un cadre de groupe. Une seconde étape invite les participants à identifier les « récifs », c’est-à-dire les difficultés rencontrées. Après un temps d’escale, les aidants identifient collectivement les « phares » : ressources, repères, stratégies et soutiens déjà mobilisés ou à explorer. Enfin, chaque participant formalise son « prochain cap » dans un journal de bord personnel, en identifiant ce qu’il retient de l’atelier et une action possible à court terme.
Résultats :
Les résultats attendus concernent les aidants et les acteurs susceptibles de déployer l’outil. Pour les aidants, la fresque doit favoriser la reconnaissance de leur vécu, le partage entre pairs, l’identification de ressources concrètes et l’augmentation du sentiment de compétence. Elle cherche aussi à transformer des expériences individuelles en ressources transmissibles, afin de soutenir la pair-aidance et la création de communautés locales d’entraide. Pour les structures, MAP propose un support d’animation reproductible, imprimable et appropriable localement, pouvant être mobilisé par des associations, plateformes de répit, CCAS/CIAS, établissements ou acteurs territoriaux de l’aidance. L’outil est conçu comme une passerelle entre le vécu quotidien des aidants et les accompagnements professionnels existants.
Discussion :
MAP est un dispositif issu d’une démarche de design de service qui s’appuie sur une recherche documentaire, de nombreux entretiens avec des aidants, personnes malades, professionnels et associations, une immersion terrain, une veille sur les formats de fresques et des retours usagers. La fresque n’a pas encore été testée en contexte réel ; ses modalités devront donc être éprouvées et ajustées, notamment la durée, la taille des groupes, la distinction entre aidants conjoints, enfants d’aidants et jeunes aidants, ainsi que les conditions d’animation. Les prochains tests permettront de consolider le guide d’animation, les conditions de formation des animateurs et les modalités de diffusion. À terme, l’enjeu est de faire de MAP un outil accessible, déployable localement et potentiellement adaptable à d’autres situations d’aidance liées à des maladies précoces ou invalidantes survenant en pleine vie active.
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| p 21 aide aux aidants accompagnement au deuil auteurs vanpeene a 1 lamotte d 3 etablissement 1 gcs de filiere geriatrique de l avesnois avesnes sur helpes france 2 residence la pierre bleue ferriere la grande france 3 nukleopatra valenciennes france presentateur lamotte dorothee |
P-21 - Aide aux aidants: accompagnement au deuil
Thème: 09. Aide aux aidants
Auteurs : VANPEENE A. (1), LAMOTTE D. (3)
Présentateur : LAMOTTE Dorothée
Etablissement : (1) GCS de filière gériatrique de l'Avesnois, Avesnes Sur Helpes, FRANCE; (2) Résidence La Pierre bleue, Ferrière La Grande, FRANCE; (3) NUKLEOPATRA, Valenciennes, FRANCE
But :
Dans le cadre de l’expérimentation MAMA en ville, la Filière gériatrique du Sambre-Avesnois a travaillé sur le parcours des aidants.
Ce parcours commence par l’acceptation de ce statut (tant par les aidants eux-mêmes que par les professionnels) mais va au-delà du décès de l’aidé. En effet, l’aidant perd son statut, ses repères, son rôle. Il doit ensuite redonner un sens à sa vie, sans la présence de son aidé.
La plateforme de répit apporte son aide, mais dans des conditions et délai limités.
La filière gériatrique du Sambre-Avesnois, en collaboration avec les partenaires du territoire, à cherché des solutions alternatives et/ou complémentaires : la cabine du vent et les carnets deuil.
Méthode :
Le décès de l’aidé a plusieurs impacts dans la vie de l’aidant :
La culpabilité liée au soulagement d’une fin programmée, à cette attente douloureuse,
Le poids de l’absence d’un être cher, qu’on a déjà perdu il y a longtemps, mais que l’espoir résiduel du souffle de vie maintien en vie dans un regard, un sourire et qu’on espère retrouver à chaque visite,
Le vide social créé par le décès : quel est mon rôle maintenant ? que vais-je faire à présent ? qui suis-je sans mon aidé ?La Plateforme de répit offre un accompagnement jusqu’à un an après le décès et si l’aidant pris en charge antérieurement. Afin de répondre à la demande plus large : dans le temps et selon les profils, la filière gériatrique a travaillé sur 2 outils :
La cabine du vent : doit permettre de « terminer » la relation, finir de se dire les choses, pour permettre d’avancer. Le téléphone du vent qui a inspiré cette démarche, (風の電話, kaze no denwa?) est une cabine téléphonique située à Ōtsuchi au Japon
Les carnets de deuil : permettent de travailler le deuil à quelque mois du décès par l’expression de ressentis par la médiation artistique. Autre méthodes permettant de s’exprimer autrement que par la parole.
Résultats :
Ces deux outils doivent permettre de travailler le cheminement du deuil :
- La cabine du vent : Cette installation permet de communiquer symboliquement avec les morts. Elle a inspiré des cabines similaires dans d'autres endroits du monde. Si un téléphone se trouve bien sur un bureau en bois, impossible de composer un numéro. L'appareil est connecté à la brise, à qui les endeuillés laissent leurs messages. Il se nomme : « téléphone du vent ». Le téléphone du vent est indiqué par des petits panneaux en bois.
- les carnets de deuil doivent permettre de « Faire le deuil ».
Bien que dans le langage courant, le deuil soit synonyme d’acceptation de la mort, il s’agit d’un cheminement que connaît toute personne confrontée à une perte jusqu’à ce qu’elle réapprenne à vivre en l’absence de ce qu’elle a perdu ». Élisabeth Kübler-Ross.
Discussion :
Les aidants sont un véritable soutien dans la prise en soin des aidés. Ils aident à l’amélioration du parcours de soins de l’aidé, patient des services de soins. Mais qui prend soin des aidants ? Nous ne pouvons les abandonner à leur sort quand l’aidé s’en est allé. Nous nous devons de les aider à se reconstruire pour éviter de rompre le lien de confiance né de l’accompagnement de l’être cher. On n’abandonne pas nos partenaires : on les accompagne jusqu’au bout, pour un retour à la vie.
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| p 22 renforcer les competences des professionnels a domicile dans les troubles neurocognitifs resultats prospectifs de la methode almage domicile auteurs bellettre t 1 saillon a 1 etablissement 1 almage dementia consulting l isle d abeau france presentateur bellettre thibaut |
P-22 - Renforcer les compétences des professionnels à domicile dans les troubles neurocognitifs : résultats prospectifs de la Méthode Almage Domicile
Thème: 09. Aide aux aidants
Auteurs : BELLETTRE T. (1), SAILLON A. (1)
Présentateur : BELLETTRE Thibaut
Etablissement : (1) Almage Dementia Consulting , L'isle D'abeau, FRANCE
But :
L’accompagnement à domicile des personnes atteintes d’une maladie neuro-évolutive constitue un enjeu majeur de santé publique dans un contexte de vieillissement démographique. Le maintien à domicile repose sur le renforcement des compétences des professionnels, notamment face aux symptômes comportementaux et psychologiques des troubles neurocognitifs. Peu d’études ont évalué l’impact de formations structurées destinées aux professionnels du domicile, malgré les spécificités de prise en charge des troubles neurocognitifs dans ce contexte.
Méthode :
Population : l’étude a inclus 24 encadrants et 80 intervenants à domicile, recrutés dans plusieurs agences d’un même groupement.
Matériel : les participants ont bénéficié de la formation Méthode Almage Domicile (35h pour les encadrants et 14h pour les intervenants).
Procédure : les compétences ont été évaluées à l’aide d’un questionnaire auto-administré de 10 items (QUECS), développé pour évaluer les compétences ciblées par la formation, administré avant et après celle-ci. Les scores ont été comparés en pré et post-formation au sein de chaque groupe, ainsi qu’entre groupes. Les analyses reposaient sur des comparaisons pré/post appariées et le calcul des tailles d’effet.
Résultats :
Les deux groupes présentaient une amélioration des scores en post-formation (+2,67 encadrants ; +2,16 intervenants).
Chez les encadrants, l’amélioration des scores était retrouvée dans les deux cohortes successives (2024-25), avec une progression plus marquée chez les participants ayant des scores initiaux plus faibles.
Chez les intervenants, l’augmentation des scores était statistiquement significative (gain moyen : +2,16 points ; IC95 % [1,63 ; 2,75] ; p < 0,05), avec une taille d’effet importante (Cohen’s d = 1,48).
Une diminution de la variabilité interindividuelle était également observée en post-formation, suggérant une homogénéisation des compétences après formation. Aucune différence significative entre groupes n’a été retrouvée au pré-test. Les améliorations les plus marquées concernent les dimensions liées à la stimulation cognitive et aux connaissances sur les troubles neurocognitifs.
Les données qualitatives issues des séances de coaching suggèrent une amélioration des capacités d’observation, d’adaptation et de gestion des troubles du comportement.
Discussion :
Cette étude met en évidence une amélioration significative des compétences des professionnels à la suite de la formation Méthode Almage Domicile, suggérant un effet pédagogique important. Ces résultats sont cohérents avec les données de la littérature montrant l’efficacité des interventions non pharmacologiques centrées sur les professionnels dans l’accompagnement des troubles neurocognitifs, avec un impact principalement sur les connaissances, les compétences perçues et l’adaptation des pratiques professionnelles. Ces résultats soutiennent l’intérêt d’intégrer des formations structurées et supervisées, telles que la Méthode Almage Domicile, dans les dispositifs de maintien à domicile des personnes atteintes de troubles neurocognitifs, afin de favoriser l’adaptation des pratiques et de prévenir certaines situations de rupture du maintien à domicile. Ces résultats doivent toutefois être interprétés avec prudence en raison de l’absence de groupe contrôle et de l’utilisation d’un questionnaire auto-administré. Des études complémentaires évaluant l’impact sur les bénéficiaires et les proches aidants seraient nécessaires.
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| p 23 evaluation dune unite mobile dediee aux personnes jeunes atteintes de maladie dalzheimer et de maladies apparentees protocole de letude multicentrique umja aura auteurs bada h 1 pont s 3 herve n 2 hamelin s 3 amieva h 3 rouch leroyer i 1 etablissement 1 chu de saint etienne saint priest en jarez france 2 fondation ove les maisons de crolles crolles france 3 universite de bordeaux bordeaux france presentateur rouch leroyer isabelle |
P-23 - Évaluation d’une unité mobile dédiée aux personnes jeunes atteintes de maladie d’Alzheimer et de maladies apparentées : protocole de l’étude multicentrique UMJA-AURA
Thème: 09. Aide aux aidants
Auteurs : BADA H. (1), PONT S. (3), HERVÉ N. (2), HAMELIN S. (3), AMIEVA H. (3), ROUCH-LEROYER I. (1)
Présentateur : ROUCH-LEROYER Isabelle
Etablissement : (1) CHU de Saint Etienne, Saint Priest En Jarez, FRANCE; (2) Fondation OVE - Les Maisons de Crolles , Crolles, FRANCE; (3) Université de Bordeaux, Bordeaux, FRANCE
But :
La maladie d’Alzheimer ou les maladies apparentées (MAMA) à début précoce concernent des patients aux besoins spécifiques. Cette situation est associée à un fardeau des aidants et à des difficultés pour les professionnels. L’étude UMJA-AURA vise à évaluer l’impact d’une équipe mobile spécialisée dédiée aux personnes jeunes atteintes de maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées.
Méthode :
UMJA-AURA est une étude multicentrique, prospective, observationnelle, longitudinale, à deux bras non randomisés, avec un suivi de 12 mois. Deux groupes seront comparés : un groupe bénéficiant d’une équipe mobile spécialisée et un groupe recevant une prise en charge habituelle. Seront inclus dans chaque groupe 60 patients de atteints de MAMA à début précoce, 60 aidants principaux, 50 aidants secondaires et 50 professionnels du domicile. Le critère de jugement principal est l’évolution sur 12 mois du fardeau de l’aidant, évalué par l’échelle de Zarit. Les critères secondaires porteront sur la qualité de vie, la consommation de soins, le soutien social et le sentiment de compétence des professionnels.
Résultats :
Nous faisons l’hypothèse qu’une équipe mobile spécialisée réduira le fardeau des aidants, améliorera la qualité de vie des patients et de leurs proches, optimisera le parcours de soins et renforcera les compétences des professionnels.
Discussion :
Cette étude fournira des données françaises sur l’impact d’une équipe mobile dédiée aux personnes jeunes atteintes de maladie d’Alzheimer et de maladies apparentées. Les résultats attendus pourraient soutenir le développement de dispositifs spécialisés et améliorer les pratiques de prise en charge.
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| p 24 optimisation et securisation des prescriptions psychotropes en unite de soins de longue duree audit clinique chez 135 patients auteurs lacour a 3 aljurf b 1 bakdi s 1 baouche r 1 baratelli p 1 maakni l 1 mansouri r 1 volpentetsa e 1 lenoir h 1 2 etablissement 1 services de geriatrie 1 2 hopital broca aphp centre universite paris cite paris france 2 inserm umr s oten 1144 optimisation therapeutique en neuropsychopharmacologie paris france 3 pharmacie a usage interieur hopital broca aphp centre universite paris cite paris france presentateur lacour audrey |
P-24 - Optimisation et sécurisation des prescriptions psychotropes en unité de soins de longue durée : audit clinique chez 135 patients
Thème: 10. Structures de soins
Auteurs : LACOUR A. (3), ALJURF B. (1), BAKDI S. (1), BAOUCHE R. (1), BARATELLI P. (1), MAAKNI L. (1), MANSOURI R. (1), VOLPENTETSA E. (1), LENOIR H. (1,2)
Présentateur : LACOUR Audrey
Etablissement : (1) Services de Gériatrie 1 & 2, Hôpital Broca, APHP.Centre-Université Paris Cité , Paris, FRANCE; (2) INSERM UMR-S OTEN 1144, Optimisation Thérapeutique en Neuropsychopharmacologie, Paris, FRANCE; (3) Pharmacie à Usage Intérieur - Hôpital Broca, APHP.Centre-Université Paris Cité, Paris, FRANCE
But :
Décrire la charge anticholinergique et sédative des psychotropes en unité de soins de longue durée (USLD), les situations à risque et les modifications mises en œuvre après une revue par unité.
Méthode :
Un audit clinique en deux temps a été conduit dans les quatre USLD de l’hôpital Broca (AP-HP) entre juillet et septembre 2026. Les prescriptions de 135 résidents ont été analysées avant une intervention pluriprofessionnelle. Le coefficient d’imprégnation anticholinergique (CIA) de Briet a été calculé sur l’ensemble de l’ordonnance ; un CIA > 5 définissait une charge élevée. Ont aussi été relevés les psychotropes et neurotropes, les prescriptions « si besoin », les critères STOPP v3 applicables, les traitements du sommeil, la polymédication du système nerveux central (SNC), les associations à risque, les comorbidités, la clairance selon Cockcroft-Gault et les chutes. Une revue individualisée a été menée avec chaque responsable d’unité. Les modifications ont été classées en arrêts, adaptations, substitutions et sécurisation. Une seconde photographie sera réalisée en novembre 2026.
Résultats :
Parmi les 135 résidents, 125 (92,6 %) recevaient au moins un psychotrope ou neurotrope et 58 (43,0 %) au moins trois médicaments distincts actifs sur le SNC. Un antidépresseur était prescrit chez 85 résidents (63,0 %), principalement la mirtazapine chez 67 (49,6 %). Les benzodiazépines concernaient 68 résidents (50,4 %), dont 52 sous oxazépam et 20 sous midazolam ; 54 avaient une prescription conditionnelle et 27 une prescription non conditionnelle depuis au moins quatre semaines. Une mélatonine et/ou un composé Z était prescrit chez 79 résidents (58,5 %) : 67 recevaient de la mélatonine et 22 de la zopiclone. Les antipsychotiques concernaient 34 résidents (25,2 %), les opioïdes 33 (24,4 %) et les gabapentinoïdes 22 (16,3 %). Le CIA moyen était de 2,65 (médiane 2 ; extrêmes 0-10) et dix résidents (7,4 %) avaient un CIA > 5. Les principales associations étaient antipsychotique–benzodiazépine chez 21 résidents (15,6 %), benzodiazépine-opioïde chez 19 (14,1 %) et benzodiazépine–zopiclone chez 14 (10,4 %). Dix résidents recevaient mélatonine et zopiclone et 24 pouvaient recevoir une benzodiazépine vespérale avec la mélatonine.
La revue concertée a conduit à arrêter les prescriptions sans indication actuelle ou devenues inappropriées et à sécuriser les traitements maintenus. Les benzodiazépines prescrites depuis au moins quatre semaines ont été réévaluées selon STOPP v3, avec sevrage progressif ou, si pertinent, relais par un antidépresseur ou la prégabaline selon la fonction rénale. L’intervention a aussi ciblé les associations zopiclone-mélatonine et benzodiazépine-mélatonine, les prescriptions conditionnelles, la surveillance du QTc et de la kaliémie sous antipsychotique et celle de la constipation en cas de polymédication. Les ISRS ont été réévalués en cas de saignement ou d’anémie ferriprive, avec surveillance renforcée si leur maintien était justifié.
Discussion :
La charge médicamenteuse à risque dépassait l’imprégnation anticholinergique et associait polypharmacie du SNC, prescriptions conditionnelles prolongées et cumuls sédatifs. La révision collégiale a associé déprescription et sécurisation. L’analyse avant-après de novembre 2026 quantifiera la persistance des modifications et leur impact sur les indicateurs de prescription.
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| p 25 etat des lieux du parcours et de la prise en soin des sujets de moins de 65 ans avec troubles neurocognitifs en upg et uhr du centre gerontologique sud du chu grenoble alpes auteurs schowing m 1 corte franco g 1 garnier v 1 pegourie e 1 etablissement 1 chu grenobles alpes echirolles france presentateur schowing marion |
P-25 - Etat des lieux du parcours et de la prise en soin des sujets de moins de 65 ans avec troubles neurocognitifs en UPG et UHR du Centre Gérontologique Sud du CHU Grenoble Alpes
Thème: 11. Prise en charge patient alzheimer en EHPAD
Auteurs : SCHOWING M. (1), CORTE FRANCO G. (1), GARNIER V. (1), PEGOURIE E. (1)
Présentateur : SCHOWING Marion
Etablissement : (1) CHU Grenobles Alpes, Echirolles, FRANCE
But :
Etudier les éléments diagnostiques (cliniques, paracliniques), sociaux et environnementaux (parcours, hospitalisations) des résidents de moins de 65 ans avec troubles neurocognitifs admis en hébergement (unité fermée) au CHU de Grenoble Alpes entre janvier 2015 et mai 2025.
Méthode :
Etude descriptive rétrospective des données des résidents de moins de 65 ans présentant des troubles neurocognitifs, institutionnalisés en unité fermé (unité de psychogériatrie UPG ou unité d’hébergement renforcée UHR mixte ou homme) au Centre Gérontologique Sud du CHU Grenoble Alpes entre janvier 2015 et mai 2025 : caractéristiques générales, provenance, parcours hospitalier, étiologie et diagnostic neurocognitif, clinique, paraclinique, thérapeutique, syndromes gériatriques et éléments médicaux notables.
Résultats :
Résultats : Entre janvier 2015 et mai 2025, 16 résidents de moins de 65 ans ont été admis en UPG ou UHR avec une moyenne d’âge de 59,4 ans. Parmi ces résidents, 81% étaient des hommes, 75% étaient admis en UHR masculine et 69% résidents provenaient de services d’hospitalisation du CHU. 62% des résidents habitaient au domicile, 18% en EHPAD hors CHU et 12% habitaient en structure spécialisée (Maison de Crolles). Un suivi neurologique (CMRR et/ou neurologue libéral) était organisé pour 62% des résidents, le délai moyen entre le début des troubles et le diagnostic était de 3,25 ans. Le délai moyen entre le diagnostic et l’admission en institution était de 4,3 ans. En moyenne, les résidents étaient hospitalisés 2,4 fois dans l’année précédant leur entrée en institution. Le motif d’hospitalisation le plus fréquent était les troubles du comportement. Concernant les étiologies, 37% des résidents présentaient une atteinte mixte (neurodégénérative, alcoolique ou vasculaire). Le motif d’admission en hébergement étaient les troubles du comportement pour 75% des résidents (62% étaient décrit comme agressifs). Le nombre moyen de psychotropes à l’entrée était de 3. Des syndromes gériatriques étaient identifiés chez ces sujets « jeunes » : troubles dépressifs (81%), chutes (62%), dénutrition (62%).
Discussion :
Le parcours médico-social et de soin de ces résidents jeunes ne semble pas satisfaisant : la plupart provenaient directement d’un secteur d’hospitalisation du CHU Grenoble Alpes. De plus, ils présentaient un nombre important d’hospitalisations pour troubles psycho comportementaux dans l’année précédant leur institution, malgré un suivi en neurologie et un lieu de vie déjà institutionnel pour certain (EHPAD, Maison de Crolles). Une identification tardive des troubles peut conduire à un retard diagnostique, avec défaut d’anticipation sociale et délai prolongé avant l’entrée en institution, pouvant expliquer ce parcours. L’étiologie mixte est l’étiologie principale aux troubles neurocognitifs avec composante toxique aux troubles neurocognitifs via l’alcool, malgré leur jeune âge. Ces résidents jeunes présentaient certains syndromes gériatriques ce qui peut majorer la complexité de prise en soin devant les troubles du comportement (agressivité). Ils avaient un âge physiologique probablement plus avancé, par les troubles neurocognitifs et leurs conséquences, étant considérés comme de jeunes résidents âgés. Ils étaient entourés de résidents plus âgés et présentant des caractéristiques médico-sociales différentes. Il semble donc nécessaire de proposer des structures adaptées à leur profil, avec une optimisation du parcours de soin et une formation des professionnels de santé.
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| p 26 le resident psychotique en ehpad auteurs martin s 1 chaufton l 1 pitou e 1 pottier f 1 ligneau grandcour s 1 etablissement 1 centre hospitalier henri ey bonneval france presentateur martin sarahjane |
P-26 - Le résident psychotique en EHPAD
Thème: 12. Autres
Auteurs : MARTIN S. (1), CHAUFTON L. (1), PITOU E. (1), POTTIER F. (1), LIGNEAU-GRANDCOUR S. (1)
Présentateur : MARTIN Sarahjane
Etablissement : (1) CENTRE HOSPITALIER HENRI EY, Bonneval, FRANCE
But :
Cette étude a été menée sur 2 ans auprès des salariés des EHPAD d’Eure-et-Loir, lors de la formation « La place du résident psychotique en EHPAD ».
L’objectif est de réaliser un état des lieux sur les représentations mentales du résident psychotique auprès des équipes (soignants et administratifs), et ainsi mettre en relief les difficultés de prise en soins et d’admission de ces patients.
Méthode :
C’est une enquête à visée rétrospective et analytique réalisée sur 436 employés de 2024 à 2025 sur le département d’Eure-et-Loir soit sur 38 EHPAD volontaires sur 46.
Le recueil de données a été établi sur la base de questionnaires distribués au début et à la fin de la formation « La place du résident psychotique en EHPAD ».
Population concernée : tous les employés en EHPAD
Résultats :
La figure 1 montre que les termes les plus fréquemment cités sont majoritairement associés à des comportements perçus comme perturbateurs au niveau institutionnel, difficiles ou déstabilisants pour les soignants dans la relation de soins.
La figure 2 présente 2 diagrammes portant respectivement sur la formation aux troubles psycho-comportementaux de la démence (SCPDT) et sur l’appréhension de la maladie mentale par les soignants.
Le premier met en évidence qu’une majorité des professionnels déclare n’avoir pas reçue la formation.
Le second montre qu’une part importante des soignants montrent une appréhension face à la maladie mentale.
La figure 3 montre que la représentation de la psychose en EHPAD n’est pas homogène au sein des équipes, elle varie selon le niveau de formation et la proximité avec les troubles du comportement au quotidien.
Discussion :
En EHPAD ce sont souvent les comportements les plus bruyants sur le plan relationnel ou organisationnel qui attirent l’attention ; les soignants repèrent en priorité les manifestations visibles envahissantes ou perturbatrices.
Les résultats semblent suggérer un lien entre le manque de formation et le sentiment d’inquiétude et d’inconfort ressenti par les professionnels dans l’accompagnement de résidents présentant des troubles psychiatriques ou des SCPDT.
Ces résultats suggèrent que la perception de la place des résidents psychotiques en EHPAD ne dépend pas uniquement de la symptomatologie psychiatrique mais également des ressources professionnelles, du niveau de formation et du sentiment d’aptitude à prendre en charge ces résidents.
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| p 27 les directives anticipees ou testament de vie auteurs vanpeene a 1 lamotte d 1 etablissement 1 gcs de filiere geriatrique de l avesnois avesnes sur helpes france presentateur vanpeene amandine |
P-27 - Les Directives anticipées ou testament de vie
Thème: 12. Autres
Auteurs : VANPEENE A. (1), LAMOTTE D. (1)
Présentateur : VANPEENE Amandine
Etablissement : (1) GCS de filière gériatrique de l'Avesnois, Avesnes Sur Helpes, FRANCE
But :
Offrir aux professionnels de santé, des outils permettant de recueillir les Directives anticipées grâce à l’art thérapie et la médiation artistique, notamment en EHPAD.
Méthode :
Sur la base de l’outil ASSURE, la Filière gériatrique du Sambre-Avesnois travaille sur les directives anticipées. A la demande des directeurs d’EHPAD et des services des urgences du Sambre-Avesnois, la coordinatrice de la FG a inscrit à sa feuille de route la nécessité de créer un outil spécifique à la gériatrie permettant le recueil des DA des personnes âgées, notamment ceux vivant en EHPAD, avec la question sous-jacente des troubles cognitifs.
Au fur et à mesure des groupes de travail et des discussions autour de cet outil, nous nous sommes aperçus que d’autres points de blocages, au-delà de l’outil, existaient et notamment :
La connaissance approximative de la réglementation,
Le manque d’outils et de formation des professionnels au recueil des DA,
Un manque de réflexion sur le parcours de recueil des DA.Pour remédier à ces freins, la FG a répondu à l’AAP Hôpital Alzheimer Friendly afin de financer l’organisation d’une session de formation juridique ouverte à 25 personnes, référentes DA sur le territoire, issue du sanitaire, du social et du médico-social.
Cette première session a pu mettre en évidence certaines méconnaissances du dispositif, partagées par les professionnels.
Une fois ces méconnaissances ou fausses croyances levées, nous nous sommes aperçus que connaitre le cadre réglementaire de ce dispositif, n’offrait pas la pleine confiance pour aborder cette question avec les usagers, patients et/ou résidents.
Une réflexion a été menée avec une clinicienne en art thérapie spécialisée dans la maladie d’Alzheimer afin d’offrir des outils aux professionnels pour le recueil des DA grâce à l’art thérapie et la médiation artistique.
Résultats :
Finalisation d’un outil commun pour le recueil des DA.
4 sessions de formation juridique ont été financées par l’AAP HAF et une étude d’impact sur l’apport de cette formation dans le recueil des DA est en cours.
Une première session de la 2ème formation sur la sensibilisation du recueil des directives anticipées à l’aide d’outil d’art thérapie a eu lieu les 5 et 6 mai derniers et ont permis de mettre en avant :
la nécessité ressentie par les professionnels (IDE et AS) d’un soutien de la Direction dans l’organisation du parcours de recueil
la reconnaissance de certaines compétences de professionnels pouvant participer au recueil
L’intérêt de remettre du lien dans l’équipe des professionnels de santé pour recueillir
L’admission n’est pas le bon moment pour le recueil : abandon d’une vie à l’entrée en EHPAD, l’image de mouroir de l’EHPAD venant complexifier la discussion, le manque de sensibilisation des professionnels comme du grand public.
Discussion :
« Démocratisation » du dispositif auprès du grand public par des présentations, des colloques, des ateliers interactifs pour amorcer la discussion avant l’installation de la maladie.
Inclusion des proches dans la discussion, pour rassurer et conforter la décision le moment venu et limiter les discussions douloureuses et permettre un départ digne
Réflexion sur le parcours de recueil en lien avec la direction et les acteurs de terrain : certains acteurs pouvant initier la discussion et d’autres comme les médecins et les IDE aider au remplissage des DA (certaines questions pouvant faire naitre un raisonnement clinique).
Création d’outils divers pour sensibiliser les professionnels mais aussi aider à l’amorce de la discussion.
 1ere session de formation recueil DA grâce à l'art thérapie
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| p 28 protocole etude du benevolat pilier essentiel du village landais alzheimer henri emmanuelli vlahe un apercu de sa composition et de son fonctionnement auteurs marie bailleul g 1 venegas acevedo c 2 blachon a 1 etablissement 1 village landais alzheimer henri emmanuelli dax france 2 universite du chili santiago chili presentateur blachon alexandra |
P-28 - PROTOCOLE ETUDE DU BÉNÉVOLAT : pilier essentiel du Village Landais Alzheimer-Henri Emmanuelli (VLAHE), un aperçu de sa composition et de son fonctionnement
Thème: 12. Autres
Auteurs : MARIE-BAILLEUL G. (1), VENEGAS ACEVEDO C. (2), BLACHON A. (1)
Présentateur : BLACHON Alexandra
Etablissement : (1) Village Landais Alzheimer-Henri Emmanuelli, Dax, FRANCE; (2) Université du Chili, Santiago, CHILI
But :
Le VLA-HE accueille depuis juin 2020 des personnes vivant avec une maladie d’Alzheimer ou apparentée, dans une approche domiciliaire soutenant une philosophie de soins spécifiques et la pérennité du lien social.
Pour prendre en soins et accompagner les 120 Villageois, une équipe pluridisciplinaire de professionnels intervient quotidiennement au sein de 16 maisons. En complémentarité de leurs actions et présents depuis l’ouverture de l’établissement, une centaine de bénévoles occupent une place essentielle. Leur présence contribue pleinement à la vie du Village par la création de moments d’échange et de convivialité et au travers d’une diversité d’activités.
En quoi la présence des bénévoles participe-t-elle au développement du projet d’accompagnement et de soins du VLA-HE?
Identifier les profils, les motivations, les rôles et les besoins des bénévoles au sein de VLA-HE.
Méthode :
La recherche sera menée selon une approche mixte. La 1ère phase consistera à examiner les données administratives afin d'identifier les modalités de recrutement, les formations proposées ainsi que l’organisation. Une phase quantitative suivra, au cours de laquelle un questionnaire sera adressé aux 100 bénévoles afin de mieux comprendre leurs caractéristiques démographiques et leurs motivations. Puis, une phase qualitative sera menée, par des entretiens semi-directifs auprès d’un échantillon de 6 bénévoles issus de divers horizons. Enfin, une analyse de contenu des entretiens sera effectuée afin d’apporter une clarification sur l’engagement bénévole dans son ensemble et ses perspectives au sein du VLA-HE afin d’ identifier des profils et des propositions.
Résultats :
se reporter à l'image joint
Discussion :
Les résultats de la littérature mettent en évidence une féminisation du bénévolat et des profils marqués par une forte disponibilité chez des bénévoles référents. Les motivations varient entre aide aux autres et développement personnel. Le bénévolat apparaît également comme un levier de bien-être et de maintien du lien social, tout en influençant les représentations de la maladie d’Alzheimer. Il s’agirait alors de comparer ces éléments avec les résultats obtenus.
Conclusion - Une meilleure identification du profil et des motivations des bénévoles constitue un levier essentiel pour adapter et soutenir le développement du projet du VLA-HE.
 tableau des résultats attendus
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| p 29 impact dun programme combine de danse et de renforcement asymetrique sur la fonction locomotrice un case report de 5 patients atteints de la maladie de parkinson hospitalises au service usld a hopital le vesinet auteurs ahlem g 1 ellouze g 1 pardonche m 1 chebbi a 1 drici m 1 karoui fekih i 1 etablissement 1 hopital le vesinet le vesinet france presentateur ahlem ghanmi |
P-29 - Impact d’un programme combiné de danse et de renforcement asymétrique sur la fonction locomotrice : un Case Report de 5 patients atteints de la maladie de Parkinson hospitalisés au service USLD à hôpital le Vésinet
Thème: 12. Autres
Auteurs : AHLEM G. (1), ELLOUZE G. (1), PARDONCHE M. (1), CHEBBI A. (1), DRICI M. (1), KAROUI FEKIH I. (1)
Présentateur : AHLEM Ghanmi
Etablissement : (1) Hopital Le Vésinet, Le Vésinet, FRANCE
But :
Cette étude, présentée sous forme de case report, vise à évaluer l’impact d'un programme d’activité physique adaptée (APA) innovant sur la fonction locomotrice de cinq patients suivis au sein du service USLD à hôpital Le Vésinet, pour une maladie de Parkinson. L’objectif est d'analyser comment une approche multidimensionnelle, associant les bénéfices moteurs et cognitifs de la danse tango au renforcement musculaire asymétrique, peut améliorer la mobilité fonctionnelle, l'endurance de marche et la fluidité des mouvements à court et moyen terme.
Méthode :
Le protocole a impliqué 5 patients participants à une intervention de six semaines, à raison de 5 séances hebdomadaires d’une durée de 1h30. Chaque séance était divisée en deux parties : 45 minutes de renforcement musculaire asymétrique ciblant la chaîne postérieure et les muscles posturaux, et 45 minutes de danse tango intégrant l'apprentissage d'une chorégraphie. Les capacités motrices ont été évaluées via le Time Up and Go (TUG) pour la mobilité globale et le Test de Marche de 6 minutes (TM6) pour l'endurance, selon un calendrier de mesures à l'inclusion (T0), à la fin du programme (T1 - 6 semaines) et avec une évaluation complémentaire prévue à 6 mois pour observer la rémanence des bénéfices.
Résultats :
Après 6 semaines d'intervention (T1), les observations cliniques sur les 5 patients montrent une amélioration notable de la mobilité fonctionnelle, traduite par une réduction du temps d'exécution au test TUG. Les patients ont également démontré une meilleure endurance de marche avec une augmentation de la distance parcourue au TM6. Ces résultats suggèrent une progression de la fluidité lors des transitions motrices (demi-tours, levés de chaise) et une réduction de l'instabilité posturale. L'évaluation prévue à 6 mois permettra de déterminer si cette pratique intensive favorise un maintien durable de l'autonomie locomotrice.
Discussion :
L'intérêt majeur de la danse dans ce programme réside dans sa nature d'activité multisensorielle et rythmique. En utilisant des stimuli sonores externes, la danse permet de compenser les déficiences du rythme interne liées aux troubles dopaminergiques, facilitant ainsi l'initiation du pas et la coordination intersegmentaire. De plus, l'aspect cognitif de l'apprentissage chorégraphique stimule les fonctions exécutives et la double tâche, essentielles pour la marche quotidienne.
En synergie, le renforcement asymétrique aide à corriger les déséquilibres posturaux (flexion antérieure du tronc), offrant une base stable pour les mouvements dansés. Ce format de case report souligne l'importance d'une prise en charge personnalisée et globale, où la danse ne sert pas seulement de cadre moteur, mais aussi de vecteur de motivation et de plasticité cérébrale, indispensable pour ralentir la progression des symptômes locomoteurs.
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| p 30 diagnostic de la maladie dalzheimer dans un pays a ressources limitees lexperience de la cote divoire auteurs kouassi l 1 dihissou the m 1 beuseize m 1 doumbia ouattara m 1 etablissement 1 universite felix houphouet boigny d abidjan abidjan cote d ivoire presentateur kouassi leonard kouame |
P-30 - Diagnostic de la maladie d’Alzheimer dans un pays à ressources limitées : l’expérience de la Côte d’Ivoire
Thème: 12. Autres
Auteurs : KOUASSI L. (1), DIHISSOU-THÉ M. (1), BEUSEIZE M. (1), DOUMBIA-OUATTARA M. (1)
Présentateur : KOUASSI Léonard Kouamé
Etablissement : (1) Université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan, Abidjan, COTE D'IVOIRE
But :
Le diagnostic actuel de la maladie d’Alzheimer (MA), repose sur une entité clinico-biologique. Cependant, dans les pays à ressources limitées, le diagnostic peut être difficile en raison de l’inaccessibilité pour la majorité de nos patients à des examens clés de diagnostic, notamment l’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM), les examens biologiques standards que spécifiques et aux biomarqueurs.
Notre objectif, était donc de montrer les limites du diagnostic de la MA en Côte d’ivoire en vue de faire des recommandations pour l’amélioration du diagnostic.
Méthode :
Il s’agit de décrire les moyens ou procédures diagnostiques de la MA en Côte d’Ivoire.
Résultats :
Le diagnostic de la MA débute par une anamnèse qui décrit les civilités du patient notamment l’âge. Elle se poursuit par la recherche d’autres troubles neurocognitifs associés au principal motif de consultation. Après l’anamnèse, il faudra faire un examen neurologique complet afin de rechercher l’absence de signes de localisation. Cette étape sera suivie du bilan neuropsychologique à la recherche de troubles neurocognitifs objectifs avec la passation de tests neuropsychologiques tels que les échelles (Montreal Cognitive Assessment, le Mini-Mentel State de Folstein, le test de la batterie Rapide d’Efficience Frontale) et des tests spécifiques, notamment le test des cinq mots, les empans numériques auditivo-verbaux, les calculs, la résolution de problèmes, le test d’histoire absurde et l’évaluation du langage dans toute ses dimensions (dénomination, écriture, dictée, lecture, répétition et compréhension). Cette étape est complétée par l’Inventaire Neuropsychiatrique (NPI) à la recherche de troubles psycho-comportementaux associés. L’examen clinique sera suivi de l’IRM cérébrale à la recherche d’une atrophie bi-hippocampique et de l’absence d’autres pathologies pouvant expliquer les troubles présentés par le patient. A défaut la tomodensitométrie pourra être prescrite. D’autres examens biologiques standards et spécifiques (Sérologies rétrovirale et syphilitique, bilan thyroïdien et dosage de la vitamine B12) sont prescrits pour éliminer d’autres diagnostics. Lorsque le patient a moins de 65 ans ou lorsque le phénotype clinique est non amnésique, les biomarqueurs de la MA pourront être prescrits selon la pouvoir d’achat du patient en vue d’infirmer ou de confirmer le diagnostic.
Discussion :
Après le phénotype clinique, l’absence ou l’insuffisance d’examens complémentaires, peut porter le diagnostic de la MA par excès ou par défaut. Ce qui suggère la nécessité d’associer ces examens au phénotype clinique. Nous recommandons à nos autorités politiques de faciliter à un plus grand nombre de patients, l’accès aux examens en vue d’assoir un diagnostic précis.
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| p 31 connaissances et perception de la maladie dalzheimer etude realisee chez les proches aidants des patients en consultation memoire a abidjan cote divoire auteurs kouassi l 1 dihissou the m 1 yeo n 1 doumbia ouattara m 1 etablissement 1 universite felix houphouet boigny d abidjan abidjan cote d ivoire presentateur dihissou the monsouratou ayan niyi |
P-31 - Connaissances et perception de la maladie d’Alzheimer : étude réalisée chez les Proches-aidants des patients en consultation mémoire à Abidjan, Côte d’Ivoire
Thème: 12. Autres
Auteurs : KOUASSI L. (1), DIHISSOU-THÉ M. (1), YÉO N. (1), DOUMBIA-OUATTARA M. (1)
Présentateur : DIHISSOU-THÉ Monsouratou Ayan Niyi
Etablissement : (1) Université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan, Abidjan, COTE D'IVOIRE
But :
la maladie d’Alzheimer (MA) est la plus fréquente des démences constituant un poids social, familial, financier pour les Proches-aidants. L’objectif de cette étude, était de mettre en exergue les connaissances et les perceptions des Proches-aidants sur la MA.
Méthode :
il s’agissait d’une étude à visée descriptive portant sur les connaissances et les perceptions des Proches-aidants de patients sur la MA. Elle a concerné les Proches-aidants de patients adressés en « consultation mémoire » à Abidjan de 2019 à 2021.
Résultats :
soixante-douze Proches-aidants ont été inclus avec une prédominance masculine (58,3%). L’âge moyen était de 46 ± 14 ans et le niveau de scolarité était essentiellement secondaire (40,3%) et supérieur (41,7%). La fratrie était le lien de parenté le plus fréquent (31,9%). La définition de la MA était correcte dans 76,4% des cas. Les symptômes fréquemment évoqués par les Proches-aidants étaient les troubles de la mémoire (87,5%) et des fonctions exécutives (91,7%). Selon les Proches-aidants, les personnes de tout âge pouvaient être atteinte de la démence (59,7%), le cerveau était essentiellement l’organe touché (97,2%). Les moyens curatifs existeraient dans 40% des cas et la prière constituerait un moyen préventif dans 40,3% des cas. Les traumatismes crâniens (84,7 %) et les médicaments toxiques (65,3 %) seraient les principaux facteurs de risque. La MA avait une origine mystique dans 23,9% des cas.
Discussion :
les connaissances et perceptions des Proches-aidants sur la MA sont encore insuffisantes. Cette méconnaissance peut interférer dans la prise en charge des patients victimes de cette maladie. Il est donc nécessité de renforcer la sensibilisation des Proches-aidants sur cette pathologie.
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| p 32 medi 5 un nouveau test de memoire episodique auteurs coquelet doradoux a 1 2 besozzi a 1 hauck s 3 thiaze l 4 meyer m 5 leroy l 7 lemetayer f 5 roussel m 2 etablissement 1 chru nancy vandoeuvre les nancy france 2 universite picardie jules verne amiens france 3 unistra strasbourg france 4 universite d angers angers france 5 universite de lorraine nancy france 6 universite de lorraine metz france 7 universite de reims reims france presentateur besozzi anaick |
P-32 - MEDI-5 : un nouveau test de Mémoire Episodique
Thème: 12. Autres
Auteurs : COQUELET-DORADOUX A. (1,2), BESOZZI A. (1), HAUCK S. (3), THIAZE L. (4), MEYER M. (5), LEROY L. (7), LEMETAYER F. (5), ROUSSEL M. (2)
Présentateur : BESOZZI Anaïck
Etablissement : (1) CHRU NANCY, Vandoeuvre-Lès-Nancy, FRANCE; (2) Université Picardie Jules Verne, Amiens, FRANCE; (3) Unistra, Strasbourg, FRANCE; (4) Université d'Angers, Angers, FRANCE; (5) Université de Lorraine, Nancy, FRANCE; (6) Université de Lorraine, Metz, FRANCE; (7) Université de Reims, Reims, FRANCE
But :
L’évaluation de la mémoire épisodique joue un rôle clé dans le repérage précoce des troubles neurocognitifs, en particulier dans les pathologies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer (MA). Le test des 5 mots de Dubois (2000) est largement reconnu pour sa sensibilité à ces troubles, grâce à sa capacité à isoler les processus d’encodage, de stockage et de récupération à travers une épreuve simple et rapide. Cependant, son utilisation peut se heurter à certaines limites dans des populations particulières, comme les personnes ayant une déficience intellectuelle, en particulier celles porteuses de Trisomie 21 (T21), dont les capacités attentionnelles, langagières ou les stratégies d’apprentissage présentent des particularités. Or, la T21 est une forme génétique de la MA dont la survenue des symptômes peut avoir lieu dès la quarantaine.
Afin de pallier ces limites, nous avons conçu un outil d’évaluation de la mémoire épisodique adapté, MEDI-5 (Coquelet et al., prep.), inspiré du test des 5 mots (Dubois et al., 2002), mais tenant compte des spécificités cognitives de cette population. L’épreuve repose sur des items plus fréquents dans la langue et illustrés par des photographies en couleur, et inclut un rappel différé à 15 minutes ainsi qu’une tâche de reconnaissance. L’objectif de cette étude préliminaire est d’examiner les corrélations entre les scores du MEDI-5 et ceux du Mini-Mental State Examination (MMSE, Folstein et al., 1975).
Méthode :
42 adultes sains (21 femmes et 21 hommes), âgés de 50 à 86 ans, avec un MMSE moyen 27,4±2,3, ont participé.
Résultats :
Les rappels libres du MEDI-5 sont corrélés positivement au score total du MMSE (Rho de 0,40 à 0,55, p < 0.05), tandis que les rappels indicés présentent une corrélation négative (Rho ≈ -0,5, p < 0.01). Ces résultats suggèrent que les participants avec une efficience cognitive préservée mobilisent plus efficacement leurs capacités de récupération spontanée, alors que ceux présentant des difficultés s’appuient davantage sur l’indiçage. En outre, les performances au MEDI-5 sont significativement corrélées aux scores de rappel du MMSE (Rho de 0,37 à 0,60, p < 0.001), suggérant qu’un meilleur score de rappel des trois mots au MMSE est associé à de meilleures performances de rappel libre au MEDI-5 (immédiat et différé).
Discussion :
Les résultats de cette étude préliminaire semblent prometteurs quant à la validité clinique de l’épreuve MEDI-5. La validité convergente du MEDI-5 avec le test des 5 mots de Dubois sera explorée dans le cadre d’une prochaine étude. La création de ce nouvel outil, MEDI-5, s’inscrit dans une perspective de réflexion plus large sur l’adaptation des tests standards aux profils cognitifs particuliers, comme la T21, au sein de la batterie ENDI, afin d’améliorer le repérage précoce des troubles neurocognitifs, dans un contexte d’émergence de nouveaux traitements médicamenteux.
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| p 33 connaissances attitudes et pratiques des futurs professionnels de sante concernant les troubles neurocognitifs comparatif entre les pays a revenus faibles et intermediaires et les pays d europe auteurs cartz piver l 1 2 auditeau e 2 vergonjeanne m 2 calvet b 1 2 preux p 2 etablissement 1 cmrr limoges limoges france 2 inserm u1094 ird u270 univ limoges epimact epidemiology of chronic diseases in tropical zone institute of epidemiology and tropical neurology omegahealth limoges france presentateur cartz piver leslie |
P-33 - Connaissances, Attitudes et Pratiques des futurs professionnels de santé concernant les troubles neurocognitifs: comparatif entre les pays à revenus faibles et intermédiaires et les pays d'Europe
Thème: 12. Autres
Auteurs : CARTZ PIVER L. (1,2), AUDITEAU E. (2), VERGONJEANNE M. (2), CALVET B. (1,2), PREUX P. (2)
Présentateur : CARTZ PIVER Leslie
Etablissement : (1) CMRR Limoges, Limoges, FRANCE; (2) Inserm U1094, IRD U270, Univ. Limoges, EpiMaCT - Epidemiology of chronic diseases in tropical zone, Institute of Epidemiology and Tropical Neurology, OmegaHealth, Limoges, FRANCE
But :
Les troubles neurocognitifs touchent environ 50 millions de personnes dans le monde et deux tiers vivent dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires PRFI (World Alzheimer Report, 2015). Les professionnels de soins primaires sont en première ligne pour repérer et orienter les personnes pour un diagnostic, puis pour assurer le suivi et la prise en charge. Les études Connaissances Attitudes et Pratiques CAPS permettent d'évaluer le niveau de préparation de futurs professionnels. L'étude CAPS-PRFI s'est déroulée auprès d'étudiants en dernière année d'études de santé (médecine, pharmacie ou infirmier) dans 8 pays en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie du Sud Est. Les résultats sont comparés aux études CAPS similaires réalisées en Europe.
Méthode :
L'étude CAPS-PRFI repose sur un questionnaire rempli sur support informatique par des étudiants en santé volontaires, rassemblés dans leur université d'origine. Le questionnaire a été créé en français, puis traduit et retro-traduit en Anglais, Espagnol, Khmer et Laotien. Une revue systématique des études CAPS auprès d'étudiants en santé en Europe a été réalisée.
Résultats :
De février 2020 à mars 2023, 888 étudiants ont participé à l'étude CAPS-PRFI dans huit pays : 383 étudiants en Afrique (Gabon, Cameroun, Benin, Madagascar; 43%), 159 étudiants en Amérique du Sud (Equateur, Pérou; 18%) et 346 étudiants en Asie du Sud Est (Laos, Cambodge; 39%). L'age médian était 24 ans, 61% étaient femmes. Les étudiants en médecine étaient les plus nombreux (63%). La formation en troubles neurocognitifs était déclarée plus souvent en Asie du Sud Est (92%). Moins de la moitié des étudiants ont déclaré avoir eu des contacts avec des personnes atteintes de troubles neurocognitifs, notamment en Afrique (39%). Le score global était 74.6%, pas de différence entre les régions. Les étudiants en médecine avaient des meilleurs scores (p< 0.001). Les attitudes étaient similaires entre les étudiants. La formation et le contact avec des personnes souffrant de troubles neurocognitifs amélioraient les scores de façon significative (p = 0.001). La recherche bibliographique a identifié deux études CAPS récentes, en Espagne (2022) et en Croatie (2022). Les scores en connaissance étaient similaires (72% et 75%). Concernant les attitudes, 39% des étudiants en médecine en Croatie ne souhaitent pas travailler avec ces personnes malades ; les étudiants infirmiers en Espagne n'ont pas été évalués. L'expérience et le contact avec des personnes souffrant de troubles neurocognitifs amélioraient les scores.
Discussion :
Les études CAPS pour évaluer le niveau de préparation des étudiants en santé en Europe manquent par rapport au reste du monde, notamment en PRFI. Les résultats semblent monter que les futurs professionnels en soins primaires ne sont suffisamment préparés pour répondre au défi croissant des troubles neurocognitifs, notamment au niveau des attitudes. Le contact avec des personnes malades doit être encouragé pendant les formations initiales de ces professionnels.
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